Vous le savez : accompagner un enfant en situation de vulnérabilité pour qu’il puisse se soigner, grandir, s’épanouir, grâce à une prise en charge globale, c'est le principe du parrainage. Le point sur cette aventure privilégiée et magnifique.

Dès la création de l’association VIE en 2000, Sr Marie Stella a mis en place le système des parrainages, convaincue qu’il s’imposerait comme la meilleure solution pour aider les orphelins. «Lutter contre le sida, explique-t-elle, cela signifie lutter contre la précarité. Pour sauver ces enfants, il fallait donc les soigner, les éduquer, les prendre en charge globalement car les familles n’en avaient pas les moyens. Comment empêcher ces jeunes qui se retrouvaient sans rien, de sombrer dans la délinquance ? Le soutien financier s’avère évidemment important, mais ne suffit pas. C’est grâce à un accompagnement affectif que l’enfant peut se construire et se réaliser.»

Sr Marie Stella, toujours heureuse de retrouver ses enfants, les orphelins !

Aujourd’hui, 516 enfants sont parrainés via les associations du réseau par 470 parrains qui ont tissé un lien avec leur filleul(e). Chacun à sa mesure peut contribuer à cet accompagnement particulier. On peut s’investir en tant que parrain, ou marraine, dès 30 € par mois. L’essentiel est que l’engagement soit régulier et durable.

En France, deux bénévoles d’Enfants de l’Espoir se chargent des contacts avec l’équipe Parrainage de Dapaong, au Togo. Lorsqu’une personne souhaite se lancer dans l’aventure, elles l’interrogent sur ses motivations et ses désirs : des grands-parents peuvent préférer, par exemple, parrainer un enfant de 5 ans parce qu’ils veulent associer leurs propres petits-enfants du même âge à cette expérience. Les raisons s'avèrent multiples ! Sur place, les collaborateurs de Sr Marie Stella vont rechercher l’orphelin qui correspond le mieux à l'attente des demandeurs.

Ensuite, un lien personnel entre le filleul et son parrain, ou sa marraine, va s’instaurer grâce à des échanges de courriers, de photos, de dessins... dans lesquels chacun relate sa vie quotidienne et demande des nouvelles. Certains ont ainsi parrainé un jeune pendant une vingtaine d’années. Une fois les filleul(e)s devenus adultes, le parrainage d’un nouvel enfant peut alors être entrepris.

Les enfants vulnérables ne sont cependant pas tous pris en charge à l'orphelinat ; certains restent auprès de leurs proches, d'autres intègrent des familles d'accueil. Dans les deux cas, les situations familiales demeurent extrêmement précaires. De ce fait, le parrainage d'un seul petit va évidemment profiter à l'ensemble de la communauté.

Dans le même ordre d'idée, il existe une autre formule possible : le parrainage collectif, certes moins personnalisé, mais qui se fait pour le bien commun des enfants. Une solution pour ceux qui souhaitent parrainer mais pas forcément soutenir un enfant précis.

À chacun de choisir ce qui lui paraît le mieux correspondre à sa volonté et ses possibilités d’engagement !



Isabelle, Elfriede et Pierre-Alain, Madeleine et Joseph ont vécu et vivent encore cette précieuse relation. Une vraie chance pour les filleul(e)s mais aussi pour les parrains et marraines dont elle enrichit la vie.

Isabelle, marraine depuis 2018
«Même si notre lien est distant, il est concret.»

«Je suis la marraine d’un petit David, 8 ans, depuis 2018, quand j’ai commencé à le suivre. Même si à l’époque il avait encore ses parents, ceux-ci souffraient du VIH et vivaient dans une grande précarité. Quand David est entré, au collège, en 6e, il était fier de me faire parvenir son bulletin scolaire. J’ai eu la chance de le rencontrer en 2023 au Togo et j’ai alors vraiment compris à quel point mon modeste soutien est essentiel pour sa bonne nutrition et sa scolarité. Je me sens utile et même si notre lien est distant, il est concret. C’est une belle et simple action que propose Enfants de l’Espoir pour venir directement en aide aux enfants.»


Elfriede et Pierre-Alain, parrains depuis 2014
«Nous faisons partie de leur famille et cela nous va droit au cœur.»

«Nous suivions les actions de Sr Marie Stella par le biais du journal Le Pèlerin. Comme nous n’étions ni l’un, ni l’autre, parrain ou marraine, nous avons pensé que son appel pour inciter au parrainage nous était adressé. Alors, le 1er avril 2014, nous avons décidé de nous manifester pour prendre un enfant sous notre aile. Cela a tout de suite été très émouvant, car c’est ce jour-là précisément qu’est décédé du VIH, le papa de la petite Nadège, née en 2009, sourde et muette, dont nous sommes devenus les parrains. Quelques mois plus tard, lorsque la maman a accouché d’un petit François, cela nous a semblé évident de le parrainer aussi.

Notre lien est essentiellement épistolaire : nous envoyons des lettres et nous recevons les leurs ainsi que leurs dessins. Parfois, nous échangeons quelques photos. Nous suivons également leurs bulletins scolaires. Comme nous avons associé nos trois enfants à la décision de parrainage, ils signent eux aussi les courriers que nous adressons à nos filleuls. Ces derniers nous ont souvent écrit – sans doute avec l’aide d’une tante ou de quelqu’un de l’association - que nous faisions partie de leur famille : cela nous va droit au cœur ! Nous retirons beaucoup de joie de cette action car nous nous sentons vraiment utiles. C’est bien plus valorisant que de faire un don dépersonnalisé à une ONG.»


Madeleine, 32 ans, maman d’une petite fille de six mois, vit à Toulouse où elle est aide-soignante.
«C'est important de savoir que l'on compte pour quelqu'un ! »

«Je me suis retrouvée orpheline à l’âge de trois ans et j’ai été recueillie par Sr Marie Stella. Ma marraine m’a accompagnée jusqu’à la fin de mes études universitaires. Et encore aujourd’hui, nous restons en contact. Elle a toujours été très à l’écoute : elle m’envoyait des courriers auxquels je répondais tout au long de l’année. J’ai eu particulièrement de la chance car j’ai pu la rencontrer en France. À l’orphelinat, on nous parlait de nos parrains, de tout ce qu’ils faisaient pour nous. C’est important pour un orphelin de savoir qu’une famille pense à lui, même si elle vit loin du Togo, même s’il ne la connaît pas. En grandissant, dès huit ou neuf ans, on se rend compte de la chance que l’on a. Moi, je me disais que j’avais deux mamans : celle qui était au ciel et l’autre, en France.»


Joseph, 36 ans, père de deux enfants, travaille dans la maintenance automobile à Saint Amand les eaux.
«Un parrain, c'est quelqu'un qui vous prend la main pour vous accompagner ! »

«J’ai fait partie des premiers enfants pris en charge par Sr Marie Stella. En fait, c’est ma sœur qui avait une marraine. Mais son parrainage me profitait aussi. Lorsque nous recevions des aides, nous savions que, quelque part, des personnes pensaient à nous, se souciaient de notre santé, de nos études, de notre vie. Cela nous réconfortait. Plus tard, j’ai travaillé pour l’association et je suivais les enfants parrainés, dans les familles d’accueil ou à l’orphelinat. J’ai mesuré à quel point ceux qui étaient rejetés par leurs proches, souvent à cause de leur maladie, attendaient impatiemment des nouvelles de leurs parrains, à quel point cela les réconfortait. Pour moi, le parrainage, c’est quelqu’un qui vous prend la main pour vous accompagner et c’est très beau !»

Témoignages recueillis par Sophie Laurant et Laurence Valentini
Photos VIE

À lire avec attention – et pas mal d'inquiétude, reconnaissons-le – la récente interview du directeur adjoint de notre partenaire togolais Vivre dans l'Espérance donnée à la journaliste du magazine Le Pèlerin *, Caroline Celle, et mise en ligne sur le site du journal le 5 mai dernier.


Des clarinettes et du bel canto pour apporter son soutien à Vivre dans l'Espérance... quelle belle idée pour marquer cet anniversaire de Maminou qui, sans relâche depuis vingt-ans, accompagne l'association togolaise dans la réalisation de ses projets !

L'ensemble Poco assai réunit depuis 2016 des clarinettistes amateurs et professionnels du Gard (photo DR).
La chanteuse Amandine Perret est elle-même diplômée du Conservatoire national de région de Caen en chant lyrique et clarinette (photo DR).

Nul besoin d'inscription préalable. La participation financière est laissée à l'appréciation des spectateurs.



Mireille Dumon, co-fondatrice de Maminou, détaille les actions de l'association Maminou depuis sa création en 2005 : «  Au fil des années, Maminou a pu contribuer à la création de l’atelier de couture pour les jeunes filles apprenties ; à créer et alimenter le fonds de la bibliothèque ; nous avons aussi fourni les premiers ordinateurs portables pour les salariés de VIE. Pour permettre l’indépendance alimentaire, plus tard, nous nous sommes mobilisés pour un projet de création de ferme et pour l’agrandissement, en 2014, de la maison Saint-Augustin devenue trop petite. » (Les mains autour du baobab. L'album des 25 ans de VIE, p. 48).

NB : l'association Maminou est membre fondateur du réseau Enfants de l'Espoir.

De témoignages en exergues, de repères en photos, Les mains autour du baobab retrace l'histoire de Vivre dans l'Espérance. Une route longue, entre difficultés et bonheurs, défrichée par Sr Marie Stella et agrandie à l'aune de son amour pour l'humain. L'album des 25 ans vient tout juste de paraître et il est en vente sur le site Enfants de l'Espoir !

« J’ai commencé avec… rien. Ou plutôt avec un sac à dos. J’y rangeais de petites choses : une boîte de paracétamol, des allumettes, de la farine, du gombo sec, un linceul, des vêtements de friperie, des morceaux de sucre, un peu de sel. C’était en 1998, je partais à pied dans les quartiers de Dapaong visiter les familles. J’y trouvais des malades que l’on avait abandonnés… » Ainsi démarre la lutte contre le sida de Sr Marie Stella et ainsi la raconte-t-elle dans les premières pages du livre.


Les mains
autour du baobab

17 €, hors frais d'expédition
Format 17 x 24 cm,
170 pages

Peut être commandé
à l'unité
par lot de deux
par lot de cinq
par lot de dix.


Ne vous y trompez pas : cet album ne laisse pas indemne. Il fait voyager dans l'espace, dans le temps et mieux encore voyager au plus profond de chacun.

On fait connaissance par les photos, avec la région des Savanes, Dapaong, ses routes en terre rouge et son marché, ses commerces, les sites où se sont installés les différentes entités de Vivre dans l'Espérance : le centre Maguy, les maisons d'accueil des enfants, le centre Ensemble pour la vie, la ferme, l'école... Car « l’association a grandi, au fur et à mesure de nos prises de conscience », explique Koffi Vigbedor, président de l’association VIE aujourd'hui.

On remonte le temps au fil de la parole des premiers acteurs et témoins de cette aventure humaine, aussi exceptionnelle qu'elle fut parfois dure. On y entend Sr Marie Stella, bien sûr, Sr Thérèse Marie, supérieure de la communauté des religieuses hospitalières de Saint-Amand-les-Eaux, le Dr Yawo Didier Degbey, premier président du bureau exécutif de VIE. Et tous les autres...

Une route si difficile... Comme ce moment qu'évoque le père Michel Wabgou, professeur de théologie : « L'épreuve qui m’a le plus terrifié, ce sont les incidents autour de la construction du Centre Maguy en 2015. Nous menions ce projet pour le bien des malades, trop discriminés à l’hôpital public (…) et pourtant, des habitants, sans doute mal informés et manipulés, ont empêché les travaux pendant un temps. Sr Marie Stella a même été victime d’empoisonnement. »

« Pour les personnes contaminées, se rappelle cette dernière, le sida constituait une double peine : nous n’avions aucun médicament pour les guérir et nous apportions l’opprobre. Pauline a fait partie des premières, avec Rosalie, à donner son témoignage à visage découvert lors des réunions que l’association organisait. (...) Quant à Maguy, parfois elle me regardait et disait : "Ma sœur, garde ton courage ! Le Seigneur t’aidera !" »

Les pages de l'album s'égrainent et voici les enfants, touchés par le sida : quelque 1500 enfants et adolescents dont VIE s'occupe aujourd'hui et 450, devenus adultes et autonomes. «Avant tout, poursuit Sr Marie Stella, nous voulions qu’ils se réchauffent à la chaleur d’un nouveau foyer, qu’ils pansent leurs plaies psychologiques et trouvent leur propre voie vers une vie professionnelle et affective épanouissante. »

C'est la raison pour laquelle il s'est agi d'héberger, vêtir, nourrir les enfants, mais aussi de les aider à surmonter des situations sociales inextricables et des souffrances affectives incommensurables. Avec l'expertise de Marcel Sema, psychologue et directeur adjoint de l'association, appuyée sur la méthode novatrice des boîtes à mémoire, les récits des enfants ont pu s'étayer - à lire dans l'album pour en comprendre toutes les facettes.

Vous pourrez aussi rencontrer, grâce à leurs témoignages, Agnès et Delphine, devenues couturière et sage-femme, Farida, gendarme, qui « aime la solidarité » plus que tout, Jacqueline, qui élève avec ses propres enfants une petite fille de VIE, Aimé, encore étudiant. Tous ont en commun de se sentir frères et sœurs. « Le plus réjouissant était que nous n’avons plus jamais été réellement seuls », relève avec humour Richard, ordonné prêtre il y a peu.

Le voyage se poursuit avec « L'amour à l'œuvre », un troisième chapitre qui explore la spiritualité de Vivre dans l'Espérance, la création de la Fraternité, les liens tissés par les parrains et marraines des enfants. Notées au fil de la lecture, ces petites phrases qui disent tant : « Il est important qu’une personne brisée puisse donner de l’amour à d’autres » ; « Le parrainage, c’est une façon de prendre en compte le sentiment d’abandon ».

Mais mieux vaut lire directement ces citations dans l'album qui, outre les points relevés ci-dessus, n'oublie pas de parler au présent. On y rencontre l'équipe de l'association au travail en 2025, on y comprend le développement du Centre de santé Maguy, l'évolution des thérapies pour soigner les malades du sida - et les inquiétudes actuelles -, les enjeux de la ferme, l'utilité de l'école et ses perspectives...

Sr Marie Stella le dit si bien : « C’est l’amour qui ficelle tout ça ! Tout est toujours parti du cœur. » Et la route continue ; elle s'agrandit, parfois s'aplanit, parfois se creuse d'ornières. Le voyage se poursuit. Bonne lecture à tous !


Les mains
autour du baobab

17 €, hors frais d'expédition
Format 17 x 24 cm,
170 pages

Peut être commandé
à l'unité
par lot de deux
par lot de cinq
par lot de dix.


Avant que Sr Marie Stella n'arrive en Île-de-France, la région Nouvelle-Aquitaine a le plaisir de l'accueillir la semaine prochaine pour deux conférences : les mardi 18 mars et mercredi 19 mars, en soirée. Deux beaux moments d'échange en perspective, l'un à Talence, l'autre au Bouscat.

Au cours de ces partages, Sr Marie Stella vous donnera des nouvelles de ses actions qui se sont beaucoup développées ces dernières années : hôpital et maternité, école et formations, maisons d'accueil… Et vous exposera ses projets pour les mois et les années à venir.

Elle présentera aussi son dernier ouvrage qui sort tout juste de l'imprimerie et dont nous aurons l'occasion de reparler très prochainement.

Ce livre magnifique marque les vingt-cinq ans de la création de son association Vivre dans l'Espérance (VIE), vingt-cinq ans d'espérance.


Pour les dernières nouvelles d'Enfants de l'Espoir, 
rendez-vous sur la page Facebook
 Les amis de Sr Marie Stella.

Vous êtes en région parisienne les 23 et 24 mars prochains ? Venez écouter et échanger avec Sr Marie Stella, fondatrice de l'association Vivre dans l'Espérance, notre partenaire privilégié au Nord-Togo. Trois lieux et trois horaires possibles pour vous permettre d'être présents à l'un de ces temps forts.

Certains d'entre vous connaissent déjà Sr Marie Stella, son engagement exemplaire, son dynamisme, son franc-parler. Si ce n'est pas votre cas, c'est une occasion formidable de la rencontrer – elle n'est pas souvent en France – et de découvrir tout ce qu'elle a initié à Dapaong pour venir en aide aux enfants touchés par le VIH/Sida.

Au cours de ce partage, Sr Marie Stella vous donnera des nouvelles de ses actions qui se sont beaucoup développées ces dernières années : hôpital et maternité, école et formations, maisons d'accueil… Et vous exposera ses projets pour les mois et les années à venir.

Elle présentera aussi son dernier ouvrage qui sort tout juste de l'imprimerie et dont nous aurons l'occasion de reparler très prochainement.

Ce livre magnifique marque les vingt-cinq ans de la création de son association Vivre dans l'Espérance (VIE), vingt-cinq ans d'espérance.


N'hésitez pas à transférer cette page d'information en guise d'invitation à vos proches, amis, contacts associatifs et paroissiaux, etc. Pour les rencontres d'Issy-les-Moulineaux et de Viroflay, vous pouvez également télécharger les affiches ci-dessous.

Affiche rencontre d'Issy-les-MoulineauxTélécharger
Affiche rencontre de ViroflayTélécharger

Accueil, soin et suivi de patients et de femmes enceintes, le centre Maguy *, créé à Dapaong en 2017 par notre partenaire, l'association Vivre dans l'Espérance, ne cesse de se transformer grâce à l'équipe de professionnels qui y travaille. Quelques infos récentes tirées de la dernière newsletter de Sr Marie Stella, sa fondatrice (extraits).

Sr MARIE STELLA :  « Le 20 janvier nous avons eu la naissance de deux belles jumelles à la maternité du centre de soins Maguy, signe annonciateur d’une année d’espérance. Et ces jours-ci, nous avons également accueilli une jeune fille de 20 ans, abandonnée et très malade. À peine arrivée, elle a été hospitalisée et soignée par tout le personnel et les enfants. Elle est déterminée à vivre et à surmonter ses difficultés. 



(...) « Dernièrement, de nombreux jeunes parmi notre personnel du centre Maguy ont réussi au concours de recrutement de l'État, et plusieurs d'entre eux sont partis pour de nouvelles opportunités. Nous avons donc recruté de nouveaux membres pour assurer la continuité de notre action. Merci aux anciens et bienvenue aux nouveaux dans l’association Vivre dans l’Espérance. La vie continue.

Parmi ceux qui ont réussi, le Dr Gnanza a été affecté par l’État pour travailler avec le centre Maguy en tant que médecin. Nous sommes heureux et reconnaissants pour ce soutien de l’État.


(...) « Madeleine a traversé des épreuves déchirantes dès son plus jeune âge, perdant sa mère et ne sachant pas où était son père quelques années plus tard. Élevée par sa grand-mère avec amour et dévotion, elle a trouvé un soutien essentiel à Vivre dans l'Espérance qui l'a aidée à surmonter l'adversité et à construire un avenir prometteur.

Aujourd'hui, Madeleine incarne la résilience et la compassion en travaillant comme infirmière au centre Maguy. Son rôle va au-delà des soins médicaux : elle apporte réconfort et soutien à ceux qui en ont besoin, inspirant ceux qui l'entourent par sa force intérieure et sa gentillesse. 

Madeleine et sa grand-mère.

(...) « Une nouvelle équipe de personnel a été formée aux valeurs du charisme hospitalier, basé sur la compassion, la dignité et l’accueil du malade comme un roi. Nous nous engageons à servir les plus pauvres et les plus humbles avec compassion, pardon, responsabilité, maîtrise de soi, attention aux autres, amour et persévérance.

Nous avons aussi dispensé cette formation aux enseignants de l'école Enfants de l’Espoir. Ce fut un moment riche d’échanges, qui a renforcé notre vision commune : humaniser l'humanité souffrante et l'orienter vers l’espérance.  »


(...) « La semaine du 13 au 17 janvier a été consacrée à un grand ménage du centre Maguy. Profitant du calme relatif, nous avons travaillé ensemble, personnel médical et paramédical, pour rendre nos locaux propres et accueillants. Un véritable esprit d’unité s’est formé autour du baobab ! 

Merci pour tout ce que vous avez été, êtes et serez pour l’association VIE. »

* Pour mémoire, en 2023 (derniers chiffres connus), le centre Maguy, c'est 7695 consultations médicales, 887 hospitalisations, 3540 soins infirmiers, 370 accouchements à la maternité, 8581 personnes vivant avec le VIH dépistées et soignées. Pour la totalité des informations chiffrées, voir le rapport d'activité 2023 de VIE.

** Photos de cette page : VIE.


La newsletter de VIE de janvier 2025Télécharger

Jeanette bataille depuis l'enfance avec le sida. L'automne dernier, à 25 ans, elle a obtenu sa licence professionnelle en travail social, en tant qu'éducatrice spécialisée. Elle trace sa route. Une route si forte que l'on voudrait que sa réussite accompagne les vœux de bonne année de chacun. Son témoignage.

« Je m’appelle Jeanette Kombaté Kanfiaguine . Je viens d'une famille polygame où nous étions douze enfants. Parmi eux, je suis la seule à avoir obtenu le bac ; les autres n'ont pas eu la chance de poursuivre leurs études.

Un des sites de l'association VIE à Dapaong (photo VIE).

L'association Vivre dans l'Espérance (VIE)
- le partenaire au Nord-Togo d'Enfants de l'Espoir - s’est occupée de moi toute petite après le décès de mon père des suites du sida.

Comme maman était également contaminée et ne pouvait pas nous élever, nous avons été confiés à une famille d'accueil. Nous habitions à Sokodé, une ville située à 400 km de Dapaong. Après quelques années, nous nous sommes installés à Dapaong.

C’est en 2011 que j'ai rejoint la maison d'accueil Sainte-Monique alors que j'étais en classe de sixième et que je subissais des violences physiques dans ma famille d’accueil.

Grâce à VIE, j’ai pu réaliser certains de mes rêves : je suis allée au collège puis au lycée, j’ai eu mon bac, j'ai été à l'université et j'ai obtenu ma licence en travail social. Toutes choses que je n’aurais jamais cru possibles car la situation de ma famille biologique était vraiment précaire.

À Sainte-Monique (photo J. Pébrel).

Dans ma famille d'accueil, la maman était mal voyante. Je l’accompagnais souvent dans les centres de soins pour ses consultations et j’ai été témoin des préjugés auxquels elle était confrontée. Sa situation m'a beaucoup marquée et poussée à m’engager auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Toutes ces expériences m'ont conduite à choisir la filière d'éducatrice spécialisée après mon bac.

Danseuses de la tournée en France Soli'chœur (photo DR).

Grâce à l'association Vivre dans l'Espérance, j'ai aussi pu voyager, au Togo, au Burkina Faso.

J'ai même eu la chance, en 2018, de visiter plusieurs villes de France car je faisais partie de la chorale Soli'chœur qui est venue en tournée en septembre 2018. »


Résonne djembé, chantez enfants ! À quelques heures du passage à la nouvelle année, au nom de Vivre dans l'Espérance, Sr Marie Stella vous souhaite à tous - marraines, parrains, donateurs, associations, partenaires... - une année de joie et de paix. À l'image du bonheur des filles et des garçons qui l'entourent dans la vidéo qu'elle vient de nous envoyer.

La carte de voeux de sœur Marie Stella, directrice de l'association Vivre dans l'Espérance (VIE), partenaire privilégié au Nord-Togo du réseau Enfants de l'Espoir qui se mobilise en faveur des enfants et des jeunes fragilisés par le VIH/SIDA.

Chers amis, parrains, marraines, bienfaiteurs, associations partenaires, Noël s'annonce et nous appelle à « regarder le passé avec reconnaissance, le présent avec passion et l’avenir avec espérance », à regarder l'humilité de Dieu dans ce petit enfant qui vient dissiper nos ténèbres et nous amener à la lumière. 

C'est pouvoir accueillir l'abandonné.

C'est lui donner de l'avenir dans la dignité. 

Ce qui nous amène à dire merci au parrain, à la marraine qui donne avec amour à tous nos enfants qui ont perdu l'essentiel dans leur vie : leurs parents. Vous êtes des signes d'espérance pour tous, merci pour tout ce que vous faites pour eux.

C'est reconnaître nos faiblesses, nos désespérances, au moment où tout s'écroule devant nous.

C'est trouver des personnes qui savent pleurer avec nous et qui nous donnent l’espérance. 

Oui, Noël aujourd'hui, c'est la maison d'accueil Sainte-Monique qui a été reconstruite grâce à votre grande générosité. 

C'est regarder l'avenir avec espérance et avoir une vision de la vie pleine d'enthousiasme à transmettre à travers les différents projets à réaliser en 2025. 

> Le collège Enfant de l’Espoir. 

> Le service de gynécologie afin d'améliorer l'accueil et les soins des mamans pour une naissance heureuse et épanouie, car l'avenir appartient aux jeunes de demain.

C'est accepter que la vie soit faite de peines et d'épreuves.

C'est ainsi qu'à travers les diverses épreuves de la maladie, du deuil, les insécurités qui naissent de partout, nous devrons, par notre engagement, faire naître la joie et l'espérance au cœur de la souffrance. 

Traçons ensemble des chemins pour nourrir et fortifier l’espérance. 

C'est aller à la rencontre des plus vulnérables, qui sont les exclus de nos sociétés : les personnes âgées, les malades abandonnés.

C'est juste apporter réconfort, force, amour pour rallumer la flamme de l'espérance. 

C'est aller à la rencontre de nos amis, car l'insécurité de notre région nous amène à inventer des rencontres avec eux.

C'est s'engager à accompagner jusqu'au bout nos jeunes en formation, les aider à se lancer dans la vie avec plus d'enthousiasme et d'espérance. 

C'est le cas de plusieurs jeunes cette année qui ont trouvé du travail ou qui ont terminé leur apprentissage de métier. 


Merci à vous, chers amis, donateurs, parrains et marraines bien-aimés. Ensemble, nous bâtissons un avenir de lumière, porté par la grâce.

Noël,
c'est se mettre en marche,
aller à l'essentiel,
regarder l'avenir avec optimisme. 

Noël,
c'est marcher dans la foi, 
œuvrer dans la charité,
redécouvrir le sens de la vie,
témoigner de la lumière qui est en nous,
dissiper les ténèbres en étant dans le combat quotidien,
regarder la création avec émerveillement en faisant chacun sa part.

Ensemble, humanisons l'humanité par la victoire de l'amour sur la haine. Que ce petit enfant de la crèche nous amène vers l'espérance.  

* Photos VIE et Hudsoncraft/CC.

©2026 Association Enfants de l'Espoir
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