
Dans les bras de Sr Marie Stella, les deux derniers nourrissons confiés à l’association Vivre dans l’Espérance début 2026 (photo VIE).
Par les soins qu’elle procure aux patients, l’association VIE est amenée à identifier nombre d’enfants rendus vulnérables par la maladie. Elle tente d’aider chacun à construire son avenir soit dans sa famille, soit dans une famille d’accueil, soit dans l’un des deux orphelinats qu’elle a créés.
Beaucoup d’enfants ont perdu leurs parents du sida, d’autres ont un papa ou une maman atteint et fortement affaibli… L’association les appelle « orphelins et enfants rendus vulnérables » (OEV) et tente de trouver à chacun le meilleur environnement possible : au sein de sa parentèle si c’est envisageable, dans une famille d’accueil, ou dans l’un des deux orphelinats de l’association. Depuis son origine, elle a accompagné plus de 4 000 enfants.
Créés successivement en 2005 et 2010, les deux orphelinats Saint-Augustin et Sainte-Monique accueillent aujourd’hui 97 enfants, dont 57 filles et 40 garçons. Ces « maisons familiales », comme préfère les appeler sœur Marie Stella, sont gérées par six mamans, assistées par le directeur adjoint, Marcel Sema Mendouna.
Pour maintenir le lien affectif de l’enfant qui a perdu un ou ses parents, Vivre dans l’Espérance recherche des familles qui ont encore avec lui un lien familial (grands-parents, oncles et tantes, cousins…) et qui acceptent de l’accueillir et de l’accompagner dans sa croissance. Quand il apparaît que ce n’est pas possible, l’association confie les enfants à d’autres familles dignes de confiance, qui acceptent de les recevoir.

Repas de fête à l’occasion d’une visite de l’association Enfants de l’Espoir (photo B. Chevallier).
Ces familles généreuses sont suivies grâce à des visites régulières à domicile. Elles sont également soutenues mensuellement par la prise en charge scolaire de l’enfant et une aide matérielle. En 2025, 25 jeunes n’ayant plus aucun proche sont insérés dans des familles avec lesquelles ils n’ont aucune parenté ; 97 le sont à l’orphelinat et plus de 1 000 chez un oncle, une tante ou une grand-mère... Pour faciliter le suivi et l’intégration des enfants dans leur communauté la ville de Dapaong est privilégiée quant au choix des accueillants.
La plupart des enfants et des jeunes « vulnérables » bénéficient d’une prise en charge médicale. Quelques-uns sont séropositifs et leur santé fragile nécessite plusieurs consultations par mois. D’autres, sous traitements depuis déjà plusieurs années, peuvent avoir tendance à déprimer en pensant à l’avenir. Les mutations du VIH vont-elles rendre leur traitement moins efficace ? La rupture de stock d’une molécule est-elle juste momentanée ? Autant de craintes et de doutes à accompagner, chaque jour et chaque jour encore.

Première rentrée scolaire en maternelle à l’école Enfants de l’Espoir (photo VIE).
Presque tous les enfants suivis sont scolarisés. Ce qui est formidable, mais demande à l’association un investissement financier pour les équiper en fournitures et tenues scolaires, payer les frais de scolarité, voire des cours de rattrapage. Un chemin compliqué mais les résultats sont là. En 2025, ils sont 622 jeunes à avoir pu suivre des études : 547 de la maternelle à la terminale, 30 en études supérieures et 45 en formation professionnelle.
Cependant, certains enfants (776 en 2025) ne peuvent pas être scolarisés. Ce groupe inclut des enfants en bas âge (hors maternelle), des jeunes en attente de réinsertion, ceux nécessitant une prise en charge spécifique ou qui peinent trop à l’école. VIE les accompagne vers un métier, en finançant des formations en menuiserie, maçonnerie, soudure, tapisserie, mécanique et en dispensant des formations de couture. En 2025, ils étaient ainsi 45 à suivre ces cursus de trois ans.
Depuis octobre 2020, une école, créée avec l'aide d'Enfants de l'Espoir et de la Fondation Luciole, accueille des enfants des orphelinats et des familles du quartier. Elle a vocation à s'agrandir chaque année. Le projet va même plus loin puisque dès la rentrée 2026-2027, un collège accueillera 80 enfants, la plupart ayant été scolarisés à l’école primaire Enfants de l’Espoir. Une perspective ambitieuse et très concrète pour leur assurer une formation solide et adaptée à leur santé.
> En savoir plus sur l'école et le collège.

En classe de CM2 (photo VIE).
Certains de nos anciens commencent à nous aider, simplement en mettant à notre disposition leur compétence. Je trouve cela très beau, car ils rendent sans compter ce qu’ils ont reçu. »
Sœur Marie Stella (Vivre dans l’espérance, Bayard éditions)
PARRAINER LES ENFANTS POUR LEUR SCOLARISATION ET LEUR APPRENTISSAGE
Dès les débuts, l’association VIE a pensé que des parrains pourraient rendre possible la scolarisation et l’apprentissage des jeunes. Une bonne intuition, car aujourd’hui, 607 enfants sont parrainés dans des familles de France, d’Espagne, d’Allemagne et du Togo. Pour cette opération, en France, les associations Yendouboame, Maminou, Comme le colibri, L'acacia et le néré se sont considérablement investies.
Cependant, plus de 600 enfants attendent encore d’être parrainés… L’association compte donc sur Enfants de l’Espoir (qui fédère les associations françaises) pour susciter la générosité de futurs parrains et marraines !
PARCE QU'IL N'Y A PAS DE RAISON...
… qu’ils ne soient pas dans la joie des fêtes ! En plus des uniformes scolaires indispensables, Vivre dans l’Espérance offre à chaque enfant accueilli dans les maisons familiales une tenue pour les fêtes de fin d’année et de Pâques.
18, rue de la Cateuse
80480 Pont-de-Metz
06 81 41 63 18
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