Dans la cour de la maison d’accueil Sainte-Monique (photo F. Sautereau).

Les maisons et familles d’accueil pour les enfants

Par les soins qu’elle procure aux patients, l’association VIE est amenée à identifier nombre d’enfants rendus vulnérables par la maladie. Elle tente d’aider chacun à construire son avenir soit dans sa famille, soit dans une famille d’accueil, soit dans l’un des deux orphelinats qu’elle a créés.

Beaucoup d’enfants ont perdu leurs parents du sida, d’autres ont un papa ou une maman atteint et fortement affaibli… ils sont ainsi 1 350 à être identifiés comme « vulnérables ». L’association les appelle « orphelins et enfants rendus vulnérables » (OEV) et tente de trouver à chacun le meilleur environnement possible : au sein de sa parentèle si c’est envisageable, dans une famille d’accueil, ou dans l’un des deux orphelinats de l’association (155 enfants et adolescents hébergés en 2020).

Deux maisons d’accueil pour les orphelins

Créés successivement en 2005 et 2010, Saint-Augustin et Sainte-Monique accueillent une cinquantaine de garçons plus une centaine de filles et garçons de moins de 10 ans (installés avec les filles à Sainte-Monique).

Les deux orphelinats - maisons familiales, comme préfère les appeler sœur Marie Stella - sont gérées par « maman Rita », assistée par un directeur adjoint, Marcel Sema, et une dizaine de « petites mamans ». Jeunes-filles, elles-mêmes « vulnérables », ou jeunes mères célibataires exposées au risque du VIH, elles sont leurs bras et leurs jambes !

À l’heure du repas (photo F. Sautereau).

De nombreuses et merveilleuses familles d’accueil

Pour maintenir le lien affectif de l’enfant qui a perdu un ou ses parents, Vivre dans l’Espérance recherche des familles qui ont encore avec lui un lien familial (grands-parents, oncles et tantes, cousins…) et qui acceptent de l’accueillir et de l’accompagner dans sa croissance. Quand il apparaît que ce n'est pas possible, l'association confie alors les enfants à d'autres familles dignes de confiance, qui acceptent de les recevoir.

Ces nombreuses familles - elles accueillent 1 350 jeunes * - sont suivies (visites régulières à domicile) et soutenues mensuellement (prise en charge scolaire de l’enfant et aide matérielle). La proximité de Dapaong est privilégiée pour favoriser ce suivi régulier. 

* Chiffres 2020.

Sr Marie Stella, fondatrice de Vivre dans l'Espérance, rappelle le contexte qui a favorisé au Nord-Togo la propagation du sida, plongeant de nombreux enfants dans une situation de vulnérabilité immense (janvier 2020).

Les aider à grandir

À l’écoute de leur santé

La plupart des enfants et des jeunes « vulnérables » bénéficient d’une prise en charge médicale. Quelques-uns sont séropositifs et leur santé fragile nécessite plusieurs consultations par mois. D’autres, sous traitements depuis déjà plusieurs années, peuvent avoir tendance à déprimer en pensant à l’avenir. Les mutations du VIH vont-elles rendre leur traitement moins efficace ? La rupture de stock d’une molécule est-elle juste momentanée ? Autant de craintes et de doutes à accompagner, chaque jour et chaque jour encore.

Devoirs du soir (photo F. Sautereau).

Sur les chemins de l’école, puis de l’autonomie

Presque tous les enfants suivis sont scolarisés dans les écoles de Dapaong. Ce qui est formidable, mais demande à l’association énergie – pour trouver une place à chacun –, et investissement financier pour les équiper en fournitures et tenues scolaires, payer les frais de scolarité, voire des cours de rattrapage.
Le chemin est compliqué mais les résultats sont là. En 2018, ils sont 1 233 à avoir bénéficié de cette scolarisation. Les nouveaux bacheliers (50 en 2018, dont 18 filles !) ont pu s’inscrire pour des études secondaires en universités, en BTS ou en écoles professionnelles.

Quant à ceux qui ne peuvent être scolarisés ou qui peinent trop à l’école, VIE les accompagne vers un métier, en finançant des formations en menuiserie, maçonnerie, soudure, tapisserie, mécanique et en dispensant des formations de couture.

Vivre et grandir ensemble

La santé, l’école, l’apprentissage… et le partage ! Chaque mercredi après-midi, au club d’enfants La petite voix de sainte Thérèse, les jeunes se retrouvent pour des activités de leur âge :

  • chants, danses, ballets, etc. ;
  • émissions à Radio Maria une fois par mois ;
  • activités spirituelles ;
  • soirées récréatives et théâtrales.

La chorale des enfants de VIE. En septembre 2018, elle était en France pour la tournée Soli’chœur, co-organisée avec Enfants de l’Espoir (photo J. Yoabone).

L’espace est idéal pour rétablir la confiance et le dialogue, deux éléments indispensables à l’expression de la souffrance et de la peur que chaque enfant cache au plus profond de lui. Les plus grands (14 ans et plus) se retrouvent également en petits groupes pour échanger de manière plus approfondie sur le sida, leur avenir, leurs projets, et pour partager des temps de prière.

Certains de nos anciens commencent à nous aider, simplement en mettant à notre disposition leur compétence. Je trouve cela très beau, car ils rendent sans compter ce qu’ils ont reçu. »

Sœur Marie Stella (Vivre dans l’Espérance, p. 231)

PARRAINER LES ENFANTS POUR LEUR SCOLARISATION ET LEUR APPRENTISSAGE

Dès les débuts, l’association VIE a pensé que des parrains pourraient rendre possible la scolarisation et l’apprentissage des jeunes. Bonne intuition, car, de fait, aujourd’hui, près de 600 familles de France, Espagne, Allemagne et Togo parrainent des enfants (348 grâce à un appel réalisé dans l’hebdomadaire Pèlerin en 2017). Très investies dans cette opération de parrainage, en France, les associations Yendoubouam, Maminou, Le cœur de Gye, L'acacia et le néré.

900 enfants attendent aujourd’hui d’être parrainés… L’association compte donc sur Enfants de l’Espoir (qui fédère les associations françaises) pour susciter la générosité de futurs parrains et marraines !

PARCE QU'IL N'Y A PAS DE RAISON...

… qu’ils ne soient pas dans la joie des fêtes ! En plus des uniformes scolaires indispensables, Vivre dans l’Espérance offre à chaque enfant accueilli dans les maisons familiales une tenue pour les fêtes de fin d’année et de Pâques.

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