Pourquoi cet engagement ?
Certes le sida prolifère moins aujourd’hui que dans les années quatre-vingt quand il est apparu. Certes, les patients sont mieux dépistés, mieux soignés. Mais beaucoup de problèmes subsistent et appellent des actions spécifiques auprès de la population du Nord du Togo :
- Une distribution régulière de kits alimentaires. Les antirétroviraux reçus depuis de nombreuses années par certains malades n’agissent plus efficacement, principalement en raison de la précarité de leur vie. Trop démunis pour bien se nourrir, leur santé se détériore inexorablement. Les kits alimentaires, en leur permettant de diversifier leur nourriture et de consommer des aliments riches en protéines, ont un impact très positif.
- Des campagnes de vaccination contre l’hépatite B. Ces dernières années, la maladie s’est propagée de façon particulièrement importante à Dapaong et ses alentours. Ses effets, déjà graves en tant que tels, se cumulent parfois avec ceux du sida quand l’hépatite B touche des personnes contaminées ou affectées par le VIH. Il y a une vraie nécessité à agir.
- La mise en place de micro-crédits pour une activité génératrice de revenus. L'objectif est d'épauler des mères de famille ayant surmonté le sida et qui souhaitent aujourd'hui apporter quelques ressources à leurs familles. Pour Enfants de l’Espoir, il s’agit d’abonder le Fonds d’aide aux activités génératrices de revenus (AGR), créé par Vivre dans l’Espérance sur lequel est bâti ce projet. Le principe : les sommes remboursées à l'issue des prêts sont réinvesties dans le fonds et permettent, de nouveau, d'aider d'autres femmes.
L’association VIE tente de faire face à toutes ces situations mais a besoin de moyens pour distribuer médicaments, nourriture, assistance… La tâche est immense et le besoin de financement constant. Apporter une aide régulière, c’est tout l’objet de la mobilisation d’Enfants de l’Espoir.