Centre Maguy groupes de paroles

Le centre de soins Maguy organise chaque année une vingtaine de groupes de paroles auxquels participent plus de 150 malades (photo F. Sautereau).

Le centre de soins Maguy

Le centre Maguy est au cœur de l’association Vivre dans l’Espérance et de son action. Chaque année, il accueille un nombre croissant de patients qui s’y rendent pour un suivi médical, des soins ambulatoires, un accompagnement psychologique, et même pour y accoucher.

Inauguré en 2017 sur un vaste terrain donné par le gouvernement togolais, le centre a vocation à être ouvert à toutes personnes, adultes et enfants, nécessitant une prise en charge médicale.

Or les besoins sont immenses ! Deux ans après sa création, le centre assure déjà plus de 7 000 consultations générales ou de spécialités par an : gynécologie, suivi pré et postnatal, pédiatrie, hypertension, obésité, hépatites B et C, diabète, paludisme… et, bien sûr, dépistage, traitement et accompagnement des personnes atteintes ou infectées par le VIH. Sur cette pathologie, précisément, le centre Maguy suit dans leurs traitements près de 2 000 patients * (dont 13 % d’enfants de moins de 15 ans).

Le centre de soin Maguy, le jour de son inauguration en 2017 (photo S. Garcia).

Le bâtiment du centre, financé à près de 70 % par les dons des lecteurs de l'hebdomadaire Pèlerin (99 614 €) comprend des salles de consultation médicale et psychologique, une pharmacie, un hébergement hospitalier de 33 lits. Médecins, pharmaciens, infirmiers, assistantes sociales, psychologues… 32 personnes accompagnent quotidiennement les malades. Le souhait de l’association VIE : réussir à compléter ce dispositif d’un laboratoire d’analyses médicales, d’une vraie maternité, et d’une structure permettant aux enfants malades d’être scolarisés.

* Chiffres 2019.

Et aussi…

Les visites à domicile

Les salariés de l’association et ses bénévoles effectuent de nombreuses visites directement au domicile des patients, ou parfois à l’hôpital (plus de 500 par an, en moyenne). Ces visites permettent de rapprocher les services des patients, d’apporter quelques soins médicaux, du soutien nutritionnel aux familles démunies et un accompagnement moral et psychologique indispensable. Elles contribuent ainsi à améliorer les conditions de vie des malades au sein de leurs familles et de leur communauté.

Dépistage des personnes atteintes ou infectées par le VIH (photo F. Sautereau).

Les prélèvements médicaux

En attendant de disposer de son propre laboratoire médical, le personnel du centre Maguy effectue les prélèvements nécessaires aux soins.

Confiés pour analyse aux laboratoires des deux hôpitaux de Dapaong, le Centre hospitalier régional et l’hôpital pédiatrique Yendube, les résultats sont ensuite exploités par le personnel médical du centre.

En 2018, près de 10 000 analyses ont été réalisées.

L’accompagnement psychologique des patients

Le centre Maguy a développé plusieurs propositions, adaptées aux nombreuses situations rencontrées.

  • Une proposition classique de « consultations individuelles » qui s’adressent à toutes les personnes rencontrant des difficultés psychologiques ou affectives, en raison du sida : enfants ou adultes, personnes contaminées ou séropositives. En moyenne, 700 consultations sont dispensées par an, dont plus de la moitié concernent des enfants.
  • Une proposition « groupes de paroles » pour les personnes en souffrance souhaitant échanger avec d’autres malades. Une vingtaine de réunions par an rassemble à chaque séance, plus de 150 personnes.
  • Une proposition d’« éducation thérapeutique » pour aider les enfants dans la prise de leurs médicaments et l’observance de leur traitement. En 2018, 6 séances ont rassemblé chacune, 120 d’entre eux.
  • Un « club enfants » qui réunit, huit fois dans l’année, près de 150 petits patients contaminés ou séropositifs pour, tout à la fois, échanger entre eux et obtenir une aide dans leur prise de médicaments.
  • Un projet appelé Memory Box (« boîte à mémoire ») qui fait appel à la mémoire et à l’écriture des souvenirs pour aider les familles à trouver le chemin de la résilience. Chaque saison, pour ce projet, l’association VIE organise 6 camps et de très nombreuses visites à domicile. Plus de 200 histoires individuelles et familiales ont été écrites en 2019.
Il n’y a pas de recettes toutes faites pour accompagner un mourant. Le point de départ est simple : il suffit d’aimer. Ce qui doit se traduire dans tous les gestes et toutes les paroles du quotidien. »

Sœur Marie Stella (Vivre dans l’Espérance, p. 55)

POURQUOI « MAGUY » ?

Maguy est le prénom d’une adolescente dont les parents étaient atteints du sida. À 12 ans, elle vit le drame du décès de son père puis celui de sa sœur Agathe, avant d’enterrer sa maman trois ans plus tard. À 16 ans, épuisée, elle s’éteint à son tour, laissant son frère Martin et sa sœur Madeleine aux soins de l’association VIE. Maguy, l’inspirante… qui célébrait son certificat d’étude en récitant un poème qui ne parlait que d’espérance et d’espoir. Maguy, la combattante… qui a donné à sœur Marie Stella l’énergie pour entrer en lutte contre la maladie et développer l’association Vivre dans l’Espérance.

LE DÉPISTAGE ET LA PRÉVENTION

Au centre de soins Maguy et au-delà, en proximité des populations, l’association VIE met en œuvre de nombreuses séances de sensibilisation, de prévention et de dépistage du VIH/Sida. Ils ont permis en 2019 de détecter encore 56 nouveaux cas, malgré un recul de l’épidémie observé d’année en année.

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