L'un des terrains de la ferme, celle du bas fond, est utilisé pour la culture du riz et le maraîchage (photo B. Chevallier). 

L’exploitation agricole

La ferme est née, en 2013, du besoin de subvenir à l’alimentation des enfants accueillis par l’association, si possible en la diversifiant. Aujourd’hui, elle remplit cette fonction  non sans certaines difficultés, selon les années , et procure quelques revenus additionnels aux deux orphelinats.

 

Les intentions de départ étaient triples : obtenir une autosuffisance alimentaire, améliorer la qualité nutritionnelle des repas servis aux bénéficiaires de l’association, générer des revenus complémentaires avec la vente des excédents. Aujourd’hui, une partie de la production est donc destinée à la nutrition des enfants et une partie à la vente permettant de gérer certaines dépenses de la ferme.

La ferme aujourd'hui

Située à huit kilomètres à l’ouest de Dapaong, l’exploitation est composée de deux domaines : l’un sur la terre ferme de 4,25 ha et l’autre dans le bas fond d’une superficie de 1,25 ha. Ce dernier sert aux cultures saisonnières (riziculture) et de contre-saison. À cela, s’ajoute une activité de pisciculture, montée en 2017, et financée par le Programme d’appui à la sécurité alimentaire (PASA), l’Ambassade de France et deux associations membres d’Enfants de l’Espoir, L’acacia et le néré, et Maminou.

L’exploitation se concentre sur :

  • les cultures saisonnières : maïs, sorgho, soja ;
  • les cultures de contre-saison : maraîchage des légumineuses et des oignons ;
  • l’élevage des volailles, des porcs et la pisciculture.

Elle emploie trois salariés réguliers, et au moment d’intenses activités, des métayers en appui. Parmi les trois techniciens employés à l'année, l’un d’entre eux est spécialisé en aviculture, un autre en pisciculture et le troisième investi en agriculture.

Quels projets pour l'avenir ?

L’association recherche des financements pour améliorer la production avicole : construire un poulailler moderne d’une grande capacité, acquérir une couveuse pour la production des poussins...

La main d’œuvre pour l’exploitation agricole reste également insuffisante. Le recrutement de deux ouvriers est nécessaire pour appuyer les techniciens déjà présents.

 

L’écloserie de l’activité de pisciculture (photo Association Maminou).

L’association Vivre dans l’Espérance est comme une graine enfouie qui aurait bien germé. »

Sœur Marie Stella (Vivre dans l’espérance, Bayard éditions)

LE CYCLE VERTUEUX DU BIO

Depuis 2018, la ferme travaille pour une production bio en minimisant l’utilisation des produits chimiques et l’apport d’entrants. Le but étant de pallier les cycles de surproduction et sous-production ; de fertiliser les sols de manière naturelle pour produire une alimentation biologique plus saine.

L’APPUI NUTRITIONNEL

Le VIH affaiblit l’individu et particulièrement les enfants en situation de précarité. Pour les aider à combattre la maladie, un apport nutritionnel quotidien de qualité est essentiel. C’est la raison pour laquelle le centre ouvre sa cantine à des enfants infectés et malnutris. Par an, une cinquantaine bénéficie de ce « coup de pouce ».

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