L’activité de pisciculture montée en 2017 est en cours de développement (photo DR).

L’exploitation agricole

Elle est née du besoin de subvenir à l’alimentation des enfants accueillis par l’association, si possible en la diversifiant. Aujourd’hui, la ferme de l’association remplit cette fonction - non sans certaines difficultés, selon les années -, et procure quelques revenus additionnels aux deux orphelinats.

Située à huit kilomètres à l’ouest de Dapaong, l’exploitation agricole est composée de deux domaines qui s’étendent au total sur 5,5 ha. L’un est consacré à la culture vivrière et à l’élevage ; l’autre est constitué d’un bas-fond permettant de développer des cultures maraîchères. Ce dernier sert également aux cultures saisonnières (riziculture) et de contre-saison.
À cela, s’ajoute une activité plus récente de pisciculture (montée en 2017 et financée par le Programme d’appui à la sécurité alimentaire (PASA), l’Ambassade de France et deux associations membres d’Enfants de l’Espoir, L'acacia et le néré et Maminou.

La ferme est exploitée par des jeunes de VIE et des professionnels, aidés pendant la saison des pluies par une main d’œuvre extérieure. Plusieurs « anciens » de l’association se sont ainsi formés au métier d’agriculteur pour s’y investir ou prêter main forte.

Un projet ambitieux

Les intentions de départ (la ferme a vu le jour en 2013) étaient triples : obtenir une autosuffisance alimentaire, améliorer la qualité nutritionnelle des repas servis aux bénéficiaires de l’association, générer des revenus complémentaires avec la vente des excédents.

Si le cap demeure toujours le même, la réalité quotidienne reste parfois difficile. Les sols argileux de la région des Savanes ne permettent pas toujours d’obtenir une bonne productivité. Les outils sont rudimentaires, le travail pénible, les techniques de conservation difficiles à maîtriser.

L’embauche d’un technicien agricole devrait permettre de mieux réguler la production. Par ailleurs, les associations membres d'Enfants de l'Espoir recherchent les appuis nécessaires pour rationnaliser les techniques culturales et les rendements pour que l'approvisionnement quotidien de la cantine des enfants soit assuré.

 

La ferme est exploitée par des jeunes de VIE et des professionnels (photo DR).

L’association Vivre dans l’Espérance est comme une graine enfouie qui aurait bien germé. »

Sœur Marie Stella (Vivre dans l’Espérance, p. 205)

LE CYCLE VERTUEUX DU BIO

Ces dernières années, l’association a mis l’accent sur le développement de l’élevage pour pouvoir :

  • combler les besoins en viande des maisons d’accueil ;
  • pallier les cycles de surproduction et sous-production ;
  • fertiliser les sols de manière naturelle, et non plus chimique (fumier en plus grande quantité) ;
  • produire une alimentation biologique plus saine.

L’APPUI NUTRITIONNEL

Le VIH affaiblit l’individu et particulièrement les enfants en situation de précarité. Pour les aider à combattre la maladie, un apport nutritionnel quotidien de qualité est essentiel. C’est la raison pour laquelle le centre ouvre sa cantine à des enfants infectés et malnutris. Par an, une petite centaine bénéficie de ce « coup de pouce ».

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