Qui est Clémence ? Une petite fille née en juillet d’une mère séropositive qui est décédée peu après sa naissance. Elle vient d'entrer dans la grande famille des enfants de Vivre dans l'Espérance et Sr Marie Stella recherche urgemment un parrain ou une marraine pour elle. Son appel.

Sr Marie Stella : « Chers parrains, marraines, bienfaiteurs et bienfaitrices, ce soir je viens vous lancer un SOS concernant la petite Clémence que nous sommes allés chercher ce matin à 9 heures dans le service néonatologie de la pédiatrie Yéndoubé de Dapaong.

Clémence est née le 27 juillet 2025 d’une mère séropositive. Elle faisait 1,09 kg à la naissance ; elle a été admise au Centre hospitalier régional (CHR-Dapaong), puis transférée à la pédiatrie Yéndoubé de Dapaong. Malheureusement, Clémence a perdu sa maman quelques jours après ; celle-ci était au Centre de santé Maguy où nous l’avions accueillie déjà très affaiblie et en fin de vie.

Avec la pédiatre, la directrice et son équipe, dans un premier temps, nous avons souhaité que la petite Clémence reste à la pédiatrie jusqu’à peser à peu près 3 kg en espérant que l’action sociale trouverait une destination pour elle. Mais aucune structure ne s’est intéressée à son triste sort parce qu’elle est infectée du VIH/sida et sous traitement depuis l’âge d’un mois et demi.

Elle va avoir trois mois le 27 octobre prochain et nous sommes à la recherche d’un parrain, d’une marraine qui nous aidera à la prendre en charge afin qu’elle grandisse dans l’espérance malgré sa fragilité et son infection. Elle éprouve vraiment le désir de vivre.

À la sortie du service pédiatrique Yéndoubé de Dapaong (photo VIE).

Aujourd'hui, elle pèse 2,940 kg. Nous l'avons accueillie à notre maison familiale Saint-Augustin où une "seconde maman" s'occupe d’elle en étroite collaboration avec les responsables de sa prise en charge.

Nous rendons grâce à Dieu pour sa petite vie fragile et nous voulons lui donner la chance de vivre car chaque être humain est un don de Dieu. Alors, un grand merci à vous qui allez entendre ce SOS et, comme toujours, nous aider pour que Clémence puisse grandir dans l'espérance ! Merci ! »


Notez la date ! Samedi 8 novembre 2025, l'association Yendouboame vous donne rendez-vous au Théâtre Chanzy d'Angers pour une soirée au profit des enfants de Vivre dans l'Espérance. À l’affiche, la pièce Une histoire d’amour, d’Alexis Michalik, interprétée par la compagnie Trac N’art.

Cette soirée théâtrale initiée en automne depuis plusieurs années par Yendouboame, membre fondateur du réseau Enfants de l'Espoir, est le fruit d'un partenariat avec la compagnie Trac N'art, une troupe d'acteurs amateurs qui n'hésitent pas à donner de leurs personnes au profit de belles causes.

 Une histoire d’amour
d’Alexis Michalik 
Molière de la mise en scène 2020

Samedi 8 novembre 2025 à 20h30 
au Théâtre Chanzy 
30, avenue de Chanzy, 49000 Angers 

La recette de la soirée participera au financement de plusieurs engagements de Yendouboame auprès de VIE. Et notamment :

  • la collecte de Noël pour les enfants ;
  • leur parrainages ;
  • la construction d’un collège à Dapaong, en prolongement de l’école Enfants de l’Espoir ;
  • l'extension de la ferme pédagogique ;
  • le soutien éducatif et professionnel ainsi que l'accompagnement psychologique et social, auxquels Yendouboame s'attache depuis de nombreuses années pour que chaque orphelin puisse devenir une personne adulte et autonome. 
À l'orphelinat Sainte-Monique (photo Yendouboame).

N'hésitez pas à parler autour de vous de cette formidable soirée du samedi 8 novembre à Angers. Vous trouverez toutes les infos à échanger avec – on l'espère – de futurs spectateurs dans le flyer ci-dessous. Téléchargeable, transférable par internet, imprimable... il a vocation à circuler !

Flyer soirée théâtre "Une histoire d'amour"Télécharger

Chaque année, le forum des associations de Cambrai fait la part belle à la solidarité. Il a démarré, il y a 65 ans, avec l'envie des sœurs hospitalières au Togo ! Alors si vos pas vous conduisent vers le Nord cette semaine vous ne serez pas dépaysés au stand Togo.

C'est un collectif d'associations et organismes sanitaires et sociaux qui œuvrent ensemble depuis 1960 au service des malades, des handicapés et des personnes en difficulté dans le Cambrésis. Une dizaine de personnes composent le bureau et environ 150 personnes sont bénévoles.

Une vingtaine d'associations et/ou structures (liste sur visuel ci-dessous), dont la communauté des Sœurs hospitalières de Saint-Amand-les-Eaux à laquelle appartient Sr Marie Stella.

Sur le stand tenu par les sœurs hospitalières, de l'artisanat africain, des tricots, layettes et chaussons au profit des enfants orphelins du Togo.
Mais aussi des fleurs, des bijoux, des livres, des timbres, cartes postales pour les collectionneurs...

Ci-dessous, la liste complète des associations et organisations participantes.

Les sœurs hospitalières de Cambrai espèrent vous y voir nombreux !

La rentrée scolaire à l'école Enfants de l'Espoir a tenu toutes ses promesses le lundi 15 septembre. Sr Marie Stella et son smartphone ont fait des merveilles pour partager ces premiers moments de l'année scolaire 2025-2026. Vidéos et photos pour le plaisir, à écouter et regarder !

Prêts pour la rentrée en 6e qui se fait à la maison Saint-Jean en attendant la construction du futur collège *.

Comme le dit Sr Marie Stella dans l'une des vidéos ci-dessus : "Tout le monde doit réussir !" Un beau souhait pour tous les élèves... Belle rentrée à chacun !

* La fondation Luciole a donné son accord en juillet pour financer la construction sur trois ans d'un collège à quatre niveaux, de la 6e à la 3e. Début des travaux : janvier prochain. Pour une rentrée effective en septembre 2026. ** Photos et vidéos VIE.


Durant deux semaines, en juillet 2025, une petite équipe de Français a animé un camp de vacances à Lomé pour 34 enfants de Vivre dans l’Espérance. Marie-Christine Vidal, co-organisatrice, témoigne.

« Janvier 2025. Paris. Tout part d’une boutade lancée par Clémence, ma nièce de 25 ans : en septembre 2025, elle entre dans la vie active. Son dernier été d’étudiante lui semble être le moment idéal pour aller au Togo ; voir enfin de ses propres yeux ces enfants dont Marie Stella se fait le porte-parole si enthousiaste. Sitôt dit, sitôt fait : Clémence réunit autour d’elle une fine équipe – quatre copains, sa grand-mère et moi. Marie Stella donne son feu vert : le camp d’été se déroulera à Lomé, en juillet. Notre projet enthousiasme nos amis et proches qui, via une cagnotte et une collecte (papeterie, jeux, jouets), nous apportent un soutien précieux.

8 juillet 2025. Notre équipe de Frenchies pousse la porte de la maison de Lomé (merci la cagnotte), où les jeunes vacanciers de Dapaong ont posé leurs nattes. Ils sont 34, âgés de 4 à 17 ans, accompagnés de dix adultes.
Leur accueil dépasse tout ce que nous pouvions imaginer : chants, danses en costumes, applaudissements, embrassades et rigolades. Je retrouve la joie qui caractérise si bien la maison familiale Sainte-Monique (à Dapaong), mes co-équipiers la découvrent. Première prière du soir avec les enfants, qui animent le chapelet au son du djembé et prient "pour les enfants qui sont dans la guerre".

Les quinze jours suivants défileront à vitesse grand V, rythmés par les cours du matin. La maison se transforme alors en école, avec des nattes en guise de bureaux d’écoliers, et des orthophonistes, institutrice, ingénieurs ou grand-mère en guise de profs. L’entrain de nos élèves pour se mettre au travail, écrire (chacun son propre cahier, le bonheur !) et apprendre nous épate.

L’après-midi, place au sport (foot, pétanque, balle aux prisonniers), ou aux activités artistiques et ludiques. En tête du hit-parade, les Lego, dont nous avions rempli une valise entière.

Vacances obligent, nous partons aussi en balade… à la mer ! Une première pour une grande partie des enfants. Mais quand on découvre la mer en même temps que les balançoires, les trampolines et autres toboggans, on ne sait plus où donner de la tête. Débauche de cris de joie !

Que retenir de ces quinze jours pleins à ras bord de danses, de rires, de sable et de wax ? Le sentiment d’avoir passé deux semaines de vacances en famille. Une famille dans laquelle les enfants grandissent en frères et sœurs, une famille dans laquelle les adultes portent sur chacun un regard d'amour et d'espérance. »

* Photos Marie-Christine Vidal.

Dans sa lettre de fin août, Sr Marie Stella met en avant deux actions mises en œuvre ces derniers mois et qui sont toutes deux cruciales pour la santé des malades et la vie des familles touchées par le VIH. Deux actions qui sont à reconduire régulièrement et pour lesquelles le réseau Enfants de l'Espoir s'est mobilisé dès cet été.

Vidéo tournée le 13 août par Sr Marie Stella elle-même (VIE.)

Sr Marie Stella décrit dans sa missive la situation actuelle en terme concis mais, hélas, parfaitement explicites.

« Depuis plusieurs mois, l'équipe de l'accompagnement des personnes vivant avec le VIH a constaté qu'il y avait de plus en plus de malades qui rentraient en échec thérapeutique. Sur 703 malades que nous accompagnons, plus de 172 sont en échec thérapeutique.

Pour comprendre ce qu'il se passait, nous avons commencé par essayer de rencontrer tous ces malades. Et nous en avons conclu que plusieurs facteurs entraient en ligne de compte : la situation socio-économique, des problèmes de famille, des maladies chroniques, l’épuisement corporel et psychique suite à la prise continue des médicaments, la distance qui pose un problème de déplacement aux patients... Outre ces raisons, il est apparu que le plus grand pourcentage des cas d’échec était lié à la malnutrition.

Grâce au soutien de certains d'entre vous, il y a eu un peu d’espoir car nous avons pu, en août, mettre en route une action "kit alimentaire" avec des conseils à chaque malade quand il vient chercher son kit pour améliorer sa santé. »


L'association Vivre dans l'Espérance a créé, il y a quelques années, un Fonds d’aide aux activités génératrices de revenus (AGR) qui a pour objet de financer des micro-crédits pour des mères de famille ayant surmonté le sida, retrouvé un peu d'énergie et souhaitant lancer une activité qui apporte quelques ressources à leur famille.

Ce fonds était abondé jusque-là principalement par une association internationale qui n'a pas renouvelé sa dotation cette année.

Comme le souligne Sr Marie Stella, « cette initiative concerne plus de 157 femmes qui grâce à la somme versée deviennent de plus en plus autonomes.

Remise à un jeune maman des papiers attestant du micro-crédit alloué par le fonds AGR (photo VIE).

Chacune choisit l’activité qui lui convient : la vente de charbon, de céréales ou encore l’élevage... Ces micro-crédits constituent un pilier important pour l’épanouissement des familles. Or, le manque de financement a malheureusement freiné certaines activités, alors qu’elles demeurent essentielles. »


>>> DERNIÈRE MINUTE : l'appel urgent de Sr Marie Stella pour une famille dans la rue

« Nous venons d’accueillir une jeune maman veuve suite à un accident de la route ayant coûté la vie à son mari. Elle a six enfants (photo ci-contre, VIE). L’aîné, âgé de 16 ans, est déjà presque livré à la rue, sa petite soeur poursuit sa scolarité en classe de 6ᵉ, le plus jeune n’a que 3 mois. La situation de la famille est extrêmement difficile : elle vient d’être expulsée de son logement pour non-paiement de loyer ces six derniers mois et frappe aujourd’hui à notre porte. Nous comptons encore sur vous pour nous aider à parrainer ses enfants, à la soutenir, à lui donner plus d’espérance. »


La lettre de Sr Marie Stella - août 2025Télécharger

La dernière missive de Sr Marie Stella vient de nous parvenir. Comme elle le souligne elle-même, « beaucoup d'événements ont sillonné la vie » de notre partenaire togolais Vivre dans l'Espérance ces derniers mois. Pleins feux, aujourd'hui, sur les enfants et les jeunes, avant qu'une seconde publication ne vienne rapidement compléter votre information à tous.

Rassemblement du matin à l'école Enfants de l'Espoir, lors de l'année scolaire dernière (photo B. Chevallier).

Au Togo, la scolarité des élèves de primaire se termine par le CEPD, certificat d'études du premier degré. Cette année, Vivre dans l'Espérance a présenté 37 candidats ; 35 élèves l'ont réussi, soit un taux de réussite de 94 %.

« De plus, poursuit Sr Marie Stella dans sa lettre, sur les dix premiers du centre d’écrit, sept lauréats étaient issus de notre établissement. » De quoi être fier d'un tel résultat et s'adresser à tous ceux qui ont contribué à la réussite des enfants : « les enseignants pour la qualité de leur travail et les parents d’élèves pour la confiance renouvelée ».

Comme chaque année, les enfants qui ont une famille d'accueil ou des familles amies, sont partis les rejoindre pour les vacances. C'est une chance pour eux et, pour le personnel des maisons familiales de Vivre dans l'Espérance, un temps de repos bien mérité, notamment pour les « mamans » des maisons.

Quant aux enfants restés à Dapaong, quelques jours plus tard, ils ont rejoint Lomé pour un séjour de deux semaines avec le groupe de Marie-Christine Vidal [membre d'Enfants de l'Espoir] accompagnée de sa maman et de cinq jeunes.

Sr Marie Stella : « Cela a été vraiment une grande réussite, même si ce projet nous a demandé beaucoup d’effort, de travail, de préparation, de voyage, de certaines petites contraintes, mais la joie était grande. Et donc, nous étions à Lomé du 5 au 21 juillet, et vraiment, le groupe a été très dynamique aux côtés de nos enfants : pour relever le niveau scolaire, pour valoriser chacun dans sa petitesse, pour vivre un temps de vraie détente avec des découvertes - dont celle de la plage ! (...) Un véritable moment de partage, y compris celui des histoires douloureuses des enfants. »


Denise entourée de ses oncles (photo VIE).

Camps Memory Box. La méthode Memory Box fait appel à la mémoire et à l’écriture des souvenirs pour aider chacun à « faire mémoire » et à accepter son histoire personnelle. Des camps la mettent en œuvre et se tiennent fin août. Trois d'entre eux ont déjà eu lieu ; celui qui concerne les parents est en cours. « Au vu des bénéfices que procurent ces modules Memory Box dans le processus de résilience, précise Sr Marie Stella, il est très important qu'ils puissent être organisés avant la rentrée scolaire. » 

Travaux de la maison Saint-Augustin. Ils ont pris fin il y a quelques semaines et le déménagement est prévu ces jours-ci. De telle sorte que, pour la rentrée scolaire, les enfants retrouvent leur maison après l'année de transition qu'ils viennent de vivre et la retrouve totalement renouvelée et remise à neuf. 

Vue extérieure de la maison Saint-Augustin après travaux de rénovation (photo VIE).

« La maison Saint-Augustin a demandé beaucoup d'investissement. En raison de l'incendie de Sainte-Monique, il y a eu une surcharge d'enfants dans les locaux : nous avons eu des lits cassés, des matelas et de la vaisselle abimés, du mobilier à repeindre, à renouveler... Mais grâce à votre concours, nous sommes en train de finaliser ce réaménagement (...) et nous pourrons ainsi donner plus de dignité à nos enfants, à nos orphelins. » 

Dernière ligne droite avant la rentrée universitaire. Le moment est particulièrement important pour ceux qui ont réussi le baccalauréat. « Ce n'est pas facile, mais nous essayons d'orienter et de réfléchir avec chacun. Beaucoup de jeunes ne savent pas forcément ce qu'il faut choisir comme orientation, et, parfois, il vaut mieux aller vers une formation pratique, où il est plus facile ensuite de trouver du travail... »


Lettre de Sr Marie Stella - août 2025Télécharger


Sur les 1200 enfants pris en charge par le réseau Enfants de l’Espoir, 520 jeunes sont aujourd’hui parrainés mais 680 autres n’ont pas la chance de bénéficier de cet accompagnement privilégié. Nous vous livrons quelques histoires édifiantes et surtout représentatives de ce que vivent ces orphelins. Notre objectif : vous inciter à vous lancer dans cette belle aventure ou à faire la promotion du parrainage auprès de vos proches et de vos relations. Soyez nos ambassadeurs auprès d’eux car notre réseau a besoin de votre soutien financier pour continuer sa mission.

Ils sont âgés d’un mois, de cinq, douze ou dix-neuf ans...  mais n’ont pas de parrain, ni de marraine. Ces jeunes ont besoin d'une prise en charge qui leur permette de faire face à la maladie grâce à un protocole thérapeutique et une alimentation de qualité. Il leur faut aussi un lien affectif et privilégié avec des adultes, certes éloignés, étrangers, mais qui, par leur attention, leur amitié, leur donneront l’envie et la force de se battre pour se réaliser.

Le parcours de tous ces enfants présente des points communs, hélas, toujours les mêmes : leurs parents sont décédés ou les ont abandonnés à leurs grands-mères, des femmes âgées qui s’éreintent pour subvenir à leurs besoins. Ils suivent une scolarité parfois avec difficulté, parfois avec brio.... mais comment financer leur avenir, leurs études, leur installation professionnelle ? Les filles, notamment, doivent lutter pour gagner leur autonomie et ne pas dépendre de rencontres malheureuses. Certains enfants, séropositifs, demandent encore davantage d'assistance car ils ne sont pas toujours bien traités dans leur famille d’accueil et n’ont pas facilement accès aux médicaments. Sans oublier les tout-petits qui, dès leur naissance, vont vivre avec un vide affectif et émotionnel douloureux.

Pourtant, tous ces jeunes ont des rêves, de l’espoir, de l’ambition, l’envie d’apprendre un métier, de réussir pour se sortir de leur condition et aider leurs proches. Les accompagner dans leur quotidien et dans leurs projets relève d'une véritable expérience de vie.



Yédimpo a 9 ans et vit chez sa grand-mère qui élève ses sept petits-enfants, tous abandonnés par leurs parents. Installée à 10 km de Dapaong, dans une maison délabrée, la famille se nourrit d’un seul repas quotidien. La grand-mère, malgré son âge, s'investit corps et âme (photo ci-dessus). Elle continue de travailler afin de faire face à cette lourde charge mais s'épuise. Pour les aider, l’association VIE leur fournit des kits alimentaires d’autant plus nécessaires que l’un des jeunes est séropositif. Pourtant, cela ne suffit pas. Comment Yédimpo pourra-t-il se nourrir correctement, poursuivre ses études ? Pour tous ces jeunes qui vivent dans la précarité, l'accès à une alimentation équilibrée s'avère l'un des enjeux majeurs pour l'association.

(Photo VIE)

(Photo VIE)

Cousine de  Yédimpo, Nataniman a 15 ans et habite avec lui chez sa grand-mère. Ses parents ont disparu dans la nature l'abandonnant à son sort. Malgré ses difficultés scolaires, elle aimerait poursuivre ses études jusqu’à l’obtention du BEPC avant d’entreprendre une formation pratique pour devenir autonome et réussir son parcours professionnel. Mais l'avenir reste encore très incertain... Les enfants qui sont dans la même situation que Nataniman, n'ont pas les moyens de s’entretenir sur le plan de la santé, de l'hygiène corporelle, de l'alimentation... Le parrainage peut les aider à construire leur avenir mais également à mieux vivre au quotidien.

Très bon élève, Louis, 15 ans, passe en classe de 4e. Il parcourt quotidiennement 8 km à pied pour se rendre à l’école. Orphelin de père depuis dix ans, il vit avec sa mère, ses frères et sa sœur. Pendant les week-ends et les vacances, il aide sa maman dans la vente d'un fromage à base de soja et aux travaux champêtres. Malgré tout, sa mère peine à subvenir à tous les besoins de ses six enfants : alimentation, scolarité, santé... Le rêve de Louis : devenir médecin et sortir sa famille de la pauvreté. À court terme : un vélo tout simplement pour se déplacer plus facilement. Quand les enfants demeurent dans leur famille, ils participent aux travaux des champs ou à la vente de produits agricoles. En plus, bien sûr de leur scolarité.

(Photo VIE)

(Photo VIE)

À 21 ans, Céline, la sœur de Louis, arrive en fin d’apprentissage de couture et aimerait s’installer. Mais il lui faudra financer le matériel nécessaire – environ 350 € – pour relever ce défi. Être auto-suffisante, ne pas entrer dans le vagabondage, la prostitution, les aventures, les jeunes femmes africaines mènent un vrai combat pour s'en sortir. C'est pourtant la seule voie qui peut améliorer leur condition et éviter qu'elles ne soient contaminées par le sida.

Bientôt en classe de 5e, Yasmine a 11 ans et vit avec sa grand-mère à Dapaong. Elle s’est retrouvée orpheline à l’âge de 3 ans. Sa maman qui avait connu de nombreuses épreuves compliquées avec son mari burkinabé, est tombée malade du sida puis a développé un cancer. Sr Marie-Stella l'a prise en charge jusqu’à son dernier souffle. Grâce à l’appui de l’association VIE, Yasmine et sa grand-mère parviennent à se nourrir et à subvenir à leurs besoins. Durant les vacances, l'adolescente participe à la vente de produits alimentaires, histoire de se faire une idée sur le commerce et envisager son autonomie. Le but de Yasmine : devenir sage-femme. Une situation récurrente où la grand-mère, dévouée, joue un rôle primordial pour les enfants abandonnés.

(Photo VIE)

(Photo VIE)

Benjamin d’une famille de quatre enfants dont un demi-frère, Jean, 19 ans, est séropositif. Le virus lui a été transmis par ses parents qui sont décédés du sida. C’est le seul de la famille a avoir été contaminé. Une condition difficile à accepter même s’il sait que ses parents ne l’ont pas rendu malade volontairement mais par ignorance. Conscient de sa situation, maltraité par sa famille d’accueil, il se bat. Son objectif : s’inscrire dans une école d’agronomie. Des études qui coûtent cher. Les enfants placés ne sont pas toujours les bienvenus dans les familles notamment lorsqu'ils sont séropositifs. Peur de la maladie, préjugés... l'association VIE s'efforce par un travail de sensibilisation d'ouvrir les esprits.


... et peut-être vous engager comme parrain ou marraine, en ce début d'année scolaire.


Vous êtes nombreux à nous interroger sur le fonctionnement du parrainage et la manière de communiquer avec les enfants. Voici quelques-unes de vos questions les plus fréquentes avec nos réponses et recommandations.

Si les cadeaux sont toujours bienvenus, notre expérience nous a cependant échaudés sur ce point. D’une part, les colis risquent de se perdre ; d’autre part, le coût pour les récupérer auprès de la poste togolaise est souvent supérieur à leur valeur. Enfin, les présents ne répondent pas toujours aux besoins de l’enfant.

Donc, pour faire plaisir à votre filleul, en plus de votre investissement mensuel, nous vous recommandons d’adresser un don financier ponctuel - pour Noël, Pâques, un anniversaire ou un autre motif... - en spécifiant le nom de l’enfant. Votre don sera viré à Vivre dans l’Espérance qui se chargera, avec l’équipe de l’orphelinat, la famille ou la maison d’accueil, de choisir le cadeau qui semblera convenir le mieux à l’enfant.


Faire votre don de préférence par HelloAsso en passant par notre site Enfants de l’Espoir. En cliquant deux fois sur «je parraine un enfant», vous accédez au formulaire de don. Vous indiquerez le montant dans l’option «Je donne une fois» et, dans le champ commentaire, à qui la somme est destinée et pour quelle occasion.

Si vous n’avez pas accès à Internet, vous pouvez envoyer un chèque, à l’ordre d’Enfants de l’Espoir, à la trésorière de l’association Florence Massart, 73 Avenue Nationale, La Neuvillette, 51100 Reims. A chaque opération, n’oubliez pas de mentionner le destinataire du don. Un virement bancaire reste toujours possible, dans ce cas, informez toujours les responsables des parrainages de votre cadeau.

Les dons permettent de faire un cadeau adapté à l'âge et aux besoins de l'enfant. (Photo VIE)

De la même manière que vous effectuez un don ponctuel, en précisant le motif et le jeune concerné.

Sur HelloAsso, les reçus fiscaux sont disponibles tous les mois sur votre espace personnel, à la rubrique «Historique». Si vous faites des virements bancaires ou des chèques, vous recevrez les reçus fiscaux par mail ou par courrier.


Le plus simple est d'envoyer votre lettre par la poste à : Association Vivre dans l’Espérance, à l’attention de « nom de votre filleul(e) » 500 BP 16 Dapaong Togo.

Elle sera transmise directement à l’enfant, ce qui représente un moment particulièrement joyeux pour lui. Il se sentira grandi d’avoir son propre courrier. L’acheminement prend un peu de temps mais généralement les lettres arrivent bien à leurs destinataires. Si l'envoi par la poste ne vous convient pas, vous pouvez adresser un e-mail à Bertrand Chevallier ou à Françoise Toutlemonde, responsables des parrainages Enfants de l’Espoir : bchevallier55@gmail.com ; francoisetoutlemonde@gmail.com


Oui, le courrier leur parvient même si cela prend du temps car les enfants ne vivent pas tous à l’orphelinat. Ceux qui résident dans les familles sont parfois très éloignés de Dapaong, d’où des délais d’acheminement augmentés.

Votre don ira en priorité à votre filleul mais il aidera aussi ses proches ou la famille qui l’accueille.

Le parrainage est une belle aventure : il soutient et aide les orphelins à se construire, accompagne les familles mais il enrichit aussi les parrains et marraines. Lisez leurs témoignages !


Sr Marie Stella, la directrice de Vivre dans l'Espérance, vient de rentrer au Togo après deux mois en Europe à la rencontre des amis et partenaires de l'association. Le temps pour elle de retrouver les visages familiers et voici sa première missive à l'attention de tous. Ses grands points d'attention sur la situation à Dapaong.


Sr Marie Stella : « Le travail sur le terrain se poursuit ; nous continuons à dépister les malades en échec thérapeutique, à leur apporter notre soutien alimentaire et quelquefois financier pour mettre en route une activité génératrice de revenus ou pour améliorer les relations en famille, régler les conflits. »

Distribution de kits alimentaires dans les villages (photo VIE).

Sr Marie Stella : « Depuis mon retour, nous avons continué les visites à domicile pour voir l’évolution de l’état de santé de ceux qui ont déjà eu des kits, voir les attentes et évaluer encore les besoins. Malgré l’arrêt de plusieurs programmes du fonds mondial, le Togo fournit assez d’efforts pour éviter la rupture des traitements antirétroviraux.

Mais c'est une activité énorme qui demande beaucoup de financement pour pouvoir aider nos patients qui ont plus de vingt ans d'histoire, s'épuisent et ont, de plus, une responsabilité pour l'éducation de nos enfants en famille. Nous appelons tous nos donateurs à être attentifs à toutes ces personnes que nous risquons de perdre si nous n'améliorons pas leurs conditions de vie. »

Les personnes démunies ont de grandes difficultés
à faire les bilans et le suivi pour l'hépatite (photo VIE).



Sr Marie Stella : « Au niveau de nos maisons, tout va bien pour les enfants. Seulement, c'est le grand stress parce que les examens s'annoncent. Les premiers passent les examens à partir de la semaine prochaine et c'est parti jusqu'à la fin du mois de juin. »

Léon a été accueilli à VIE à l'âge de trois semaines (photo VIE).

Sr Marie Stella : « Sinon, la réhabilitation de la maison Saint-Augustin, maison des garçons, avance grâce à l'engagement et à la générosité de nos donateurs. Les travaux en cours permettent de renforcer les fondations, restaurer la toiture et rénover les murs des différents bâtiments fragilisés par le temps. Un grand merci à tous les donateurs pour leur précieuse contribution, qui permet d'offrir aux jeunes un environnement propice à leur épanouissement et à leur avenir. Votre générosité fait une réelle différence dans leur vie. »


Sr Marie Stella : « C’est avec beaucoup de joie que nous vous annonçons une avancée importante pour le centre Maguy : l’installation progressive d’un Système d’information hospitalier intégré, baptisé Silina MRS. 

Ce projet a été porté par le Dr Waliyou Salifou (photo ci-dessous), à la suite d'une formation en France. Grâce à son expertise, et avec l'assistance d'informaticiens locaux, ce système a déjà été mis en place dans plusieurs services : l’accueil et l’admission, la caisse, la consultation médicale, le laboratoire, la pharmacie, et bientôt le service d’imagerie. (...) C’est une étape majeure vers la modernisation de notre structure, tout en restant fidèle à notre mission : offrir des soins accessibles, humains et de qualité. »

Une informatisation rendue possible grâce à l’engagement de l'administration et du personnel (photos VIE).

Lettre de Sr Marie Stella - mai 2025Télécharger

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