
Sur les 1200 enfants pris en charge par le réseau Enfants de l’Espoir, 520 jeunes sont aujourd’hui parrainés mais 680 autres n’ont pas la chance de bénéficier de cet accompagnement privilégié. Nous vous livrons quelques histoires édifiantes et surtout représentatives de ce que vivent ces orphelins. Notre objectif : vous inciter à vous lancer dans cette belle aventure ou à faire la promotion du parrainage auprès de vos proches et de vos relations. Soyez nos ambassadeurs auprès d’eux car notre réseau a besoin de votre soutien financier pour continuer sa mission.
Ils sont âgés d’un mois, de cinq, douze ou dix-neuf ans... mais n’ont pas de parrain, ni de marraine. Ces jeunes ont besoin d'une prise en charge qui leur permette de faire face à la maladie grâce à un protocole thérapeutique et une alimentation de qualité. Il leur faut aussi un lien affectif et privilégié avec des adultes, certes éloignés, étrangers, mais qui, par leur attention, leur amitié, leur donneront l’envie et la force de se battre pour se réaliser.
Le parcours de tous ces enfants présente des points communs, hélas, toujours les mêmes : leurs parents sont décédés ou les ont abandonnés à leurs grands-mères, des femmes âgées qui s’éreintent pour subvenir à leurs besoins. Ils suivent une scolarité parfois avec difficulté, parfois avec brio.... mais comment financer leur avenir, leurs études, leur installation professionnelle ? Les filles, notamment, doivent lutter pour gagner leur autonomie et ne pas dépendre de rencontres malheureuses. Certains enfants, séropositifs, demandent encore davantage d'assistance car ils ne sont pas toujours bien traités dans leur famille d’accueil et n’ont pas facilement accès aux médicaments. Sans oublier les tout-petits qui, dès leur naissance, vont vivre avec un vide affectif et émotionnel douloureux.
Pourtant, tous ces jeunes ont des rêves, de l’espoir, de l’ambition, l’envie d’apprendre un métier, de réussir pour se sortir de leur condition et aider leurs proches. Les accompagner dans leur quotidien et dans leurs projets relève d'une véritable expérience de vie.
Yédimpo et sa famille vulnérable
Yédimpo a 9 ans et vit chez sa grand-mère qui élève ses sept petits-enfants, tous abandonnés par leurs parents. Installée à 10 km de Dapaong, dans une maison délabrée, la famille se nourrit d’un seul repas quotidien. La grand-mère, malgré son âge, s'investit corps et âme (photo ci-dessus). Elle continue de travailler afin de faire face à cette lourde charge mais s'épuise. Pour les aider, l’association VIE leur fournit des kits alimentaires d’autant plus nécessaires que l’un des jeunes est séropositif. Pourtant, cela ne suffit pas. Comment Yédimpo pourra-t-il se nourrir correctement, poursuivre ses études ? Pour tous ces jeunes qui vivent dans la précarité, l'accès à une alimentation équilibrée s'avère l'un des enjeux majeurs pour l'association.


Nataniman dans la précarité au jour le jour
Cousine de Yédimpo, Nataniman a 15 ans et habite avec lui chez sa grand-mère. Ses parents ont disparu dans la nature l'abandonnant à son sort. Malgré ses difficultés scolaires, elle aimerait poursuivre ses études jusqu’à l’obtention du BEPC avant d’entreprendre une formation pratique pour devenir autonome et réussir son parcours professionnel. Mais l'avenir reste encore très incertain... Les enfants qui sont dans la même situation que Nataniman, n'ont pas les moyens de s’entretenir sur le plan de la santé, de l'hygiène corporelle, de l'alimentation... Le parrainage peut les aider à construire leur avenir mais également à mieux vivre au quotidien.
Louis et son espoir d'une vie réussie
Très bon élève, Louis, 15 ans, passe en classe de 4e. Il parcourt quotidiennement 8 km à pied pour se rendre à l’école. Orphelin de père depuis dix ans, il vit avec sa mère, ses frères et sa sœur. Pendant les week-ends et les vacances, il aide sa maman dans la vente d'un fromage à base de soja et aux travaux champêtres. Malgré tout, sa mère peine à subvenir à tous les besoins de ses six enfants : alimentation, scolarité, santé... Le rêve de Louis : devenir médecin et sortir sa famille de la pauvreté. À court terme : un vélo tout simplement pour se déplacer plus facilement. Quand les enfants demeurent dans leur famille, ils participent aux travaux des champs ou à la vente de produits agricoles. En plus, bien sûr de leur scolarité.


Céline en route vers l'autonomie
À 21 ans, Céline, la sœur de Louis, arrive en fin d’apprentissage de couture et aimerait s’installer. Mais il lui faudra financer le matériel nécessaire – environ 350 € – pour relever ce défi. Être auto-suffisante, ne pas entrer dans le vagabondage, la prostitution, les aventures, les jeunes femmes africaines mènent un vrai combat pour s'en sortir. C'est pourtant la seule voie qui peut améliorer leur condition et éviter qu'elles ne soient contaminées par le sida.
Yasmine et sa formidable grand-mère
Bientôt en classe de 5e, Yasmine a 11 ans et vit avec sa grand-mère à Dapaong. Elle s’est retrouvée orpheline à l’âge de 3 ans. Sa maman qui avait connu de nombreuses épreuves compliquées avec son mari burkinabé, est tombée malade du sida puis a développé un cancer. Sr Marie-Stella l'a prise en charge jusqu’à son dernier souffle. Grâce à l’appui de l’association VIE, Yasmine et sa grand-mère parviennent à se nourrir et à subvenir à leurs besoins. Durant les vacances, l'adolescente participe à la vente de produits alimentaires, histoire de se faire une idée sur le commerce et envisager son autonomie. Le but de Yasmine : devenir sage-femme. Une situation récurrente où la grand-mère, dévouée, joue un rôle primordial pour les enfants abandonnés.


Jean lutte contre la maladie et pour son avenir
Benjamin d’une famille de quatre enfants dont un demi-frère, Jean, 19 ans, est séropositif. Le virus lui a été transmis par ses parents qui sont décédés du sida. C’est le seul de la famille a avoir été contaminé. Une condition difficile à accepter même s’il sait que ses parents ne l’ont pas rendu malade volontairement mais par ignorance. Conscient de sa situation, maltraité par sa famille d’accueil, il se bat. Son objectif : s’inscrire dans une école d’agronomie. Des études qui coûtent cher. Les enfants placés ne sont pas toujours les bienvenus dans les familles notamment lorsqu'ils sont séropositifs. Peur de la maladie, préjugés... l'association VIE s'efforce par un travail de sensibilisation d'ouvrir les esprits.
POUR EN SAVOIR PLUS
... et peut-être vous engager comme parrain ou marraine, en ce début d'année scolaire.
Pour Yédimpo, Nataniman, Louis, Céline, Yasmine, Jean,
et tous les enfants qu'accompagne Vivre dans l'Espérance,
merci de votre aide, de votre soutien et de votre engagement.
18, rue de la Cateuse
80480 Pont-de-Metz
06 81 41 63 18
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