Après une première mission exploratoire conjointe d’Enfants de l’Espoir et de l’association Pédiatres du monde, en novembre 2018, à Dapaong, la situation sécuritaire au Nord-Togo s’était dégradée brutalement, rendant impossibles les missions de formation sur place. La pandémie Covid et ses conséquences ont amené Pédiatres du monde à proposer des « visio-formations ».

Entretemps, en janvier 2020, le Dr Wally Salifou, médecin-chef du centre de santé Maguy, avait passé un mois de stage au CHU d'Amiens. Cette expérience a permis de créer des liens forts, et des échanges de vue approfondies.

Dans la nouvelle maternité (photo VIE).
Couveuse (photo VIE).

Avec l’ouverture de la maternité qui fonctionne à plein, le premier thème retenu a été celui de l’accueil du nouveau-né en salle de naissance.

Du côté de Pédiatres du monde, le Dr Dominique Leyronnas, médecin obstétricien qui faisait partie de la première mission exploratoire, a construit un parcours comprenant :
• un recueil d’informations sur des moyens disponibles sur place ;
• l’envoi anticipé d’un diaporama (adapté aux moyens), à diffuser à l’ensemble de l’équipe pour susciter questions et remarques ;
• une matinée interactive en visio-conférence (via Zoom), sur rendez-vous avec l’ensemble de l’équipe ;
• et comprenant aussi un exercice sur mannequins (disponibles de part et d’autre).

Côté togolais, le médecin-chef, le Dr Wally Salifou, s’est mobilisé pour la bonne organisation de la séance. Cette formation pourra être proposée aussi à d’autres structures de Dapaong, entraînant des échanges fructueux entre elles. L’expérience fut extrêmement concluante et incite les deux parties à l’étendre.

Ainsi, a déjà eu lieu le 14 mai 2021, une séance autour de la prise en charge de la drépanocytose, cette maladie génétique du sang. Cette séance s’est déroulée dans d’excellentes conditions, avec dix participants de l’équipe du centre de santé Maguy de Dapaong et de l’hôpital pédiatrique Yendube, et le Dr Valérie Li Thiao Te, hématologue pédiatrique sur les perspectives thérapeutiques et les apports de la génétique.

Pour la suite...

Plusieurs autres thèmes sont d'ores et déjà prévus avec les équipes de Dapaong :

Des sacs à tartes, des draps de plage, des sets à pique-nique… L’été s’invitait déjà le 8 mai dernier à Paris, pour une vente en appartement, au profit des jeunes de Vivre dans l’Espérance, afin d’aider à leur apprentissage ou à leur installation.

Six amies, couturières d’Amiens, Paris et Versailles s’étaient mobilisées depuis plusieurs mois pour réaliser des articles en wax africain, autrement dit en « pagne », afin de participer au soutien des actions de Vivre dans l’Espérance. Il y avait aussi de jolis articles venus directement du Togo : sculptures en bois, bijoux, nappes…
Le succès a été au rendez-vous puisque lors de cette journée parisienne chez une sympathisante d’Enfants de l'Espoir, un bénéfice de 2 500 € a été réalisé auprès d’une bonne trentaine d’acheteurs.

Parmi les autres articles proposés, des vêtements et sorties de bains pour bébés ont eu aussi beaucoup de succès. Mais il y avait encore des sacs de toutes tailles, des pochettes pour tablettes, des étuis à lunettes, des tabliers… Bref, pour tous les goûts et pour tous les budgets ! L’idée était aussi de sensibiliser plus largement, en distribuant des flyers expliquant l’action d’Enfants de l’Espoir et renvoyant au site.

Cinq de nos six couturières : de gauche à droite, Sylvie (Versailles), Florence et Nicole (Amiens), Sophie et Caroline (Paris) - photo P. Scheiner.

C’est la seconde opération des «couturières de l’Espoir» comme s'amusent à se nommer entre elles, Nicole, Florence, Alix, Sylvie, Caroline et Sophie. Et une autre vente aura probablement lieu à Amiens avant l’été.

Le produit de la vente sera consacré à un projet d’aide à l’installation de jeunes apprentis, sous forme de prêt remboursable et de don partiel.

En live dans cette chaleureuse boutique !

Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. 

Au nord du Togo, où se trouve Dapaong, la pandémie de Covid se traduit surtout aujourd’hui par une augmentation de la malnutrition. Les enfants souffrent les premiers, et en particulier ceux qui sont déjà victimes du VIH-Sida. Aidez-nous à leur porter secours !

Marchés fermés, récoltes compromises, augmentation du prix du sac de maïs… il s’agit de faire face aux pénuries actuelles pour que les enfants puissent malgré tout avoir accès à une alimentation enrichie. En soutenant l’action de l’association Vivre dans l’Espérance (VIE) qui suit 2 000 orphelins du sida, il est possible de le faire.

Votre don immédiat peut sauver des vies.

Chaque don financera :
> la cantine scolaire d’enfants fragiles vivant dans les maisons familiales de VIE ;
> le repas du soir, enrichi, d’une quarantaine d’enfants séropositifs qui ont besoin de plus de protéines que les autres ;
> des kits alimentaires pour les enfants placés dans des familles d’accueil et le soutien à celles-ci souvent très pauvres.

L’association Vivre dans l’Espérance (VIE) permettra l’approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité et en médicaments, pour éviter que ces enfants, parmi les plus fragiles, ne souffrent de malnutrition ce qui compromettrait l’efficacité des traitements antirétroviraux, et bien sûr leur croissance, leurs facultés d’apprentissage, leur bien-être.
Nous, Enfants de l’Espoir, sommes en France le relais de Vivre dans l’Espérance au Togo. Notre objectif premier est le soutien aux actions de développement. Mais aujourd’hui, nous souhaitons vous alerter sur cette situation d’urgence.

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10 € = 10 repas ou 6 repas améliorés.
25 € = 1 kit alimentaire pour une famille pendant un mois.
50 € = 2 familles aidées par mois avec 1 kit alimentaire.

Votre don est géré par l’association L'acacia et le néré, membre fondateur d’Enfants de l’Espoir,
et donne lieu à la délivrance d'un reçu fiscal.



Pour en savoir davantage sur la situation sanitaire actuelle à Dapaong, capitale de la région des Savanes, au nord du Togo, nous vous invitons à lire ci-dessous, le témoignage de sœur Marie Stella, directrice de Vivre dans l’Espérance sur la situation des enfants.

« Au Togo, toute notre région, la région des Savanes qui a eu davantage de cas de Covid que le reste du pays, a été isolée et les frontières fermées avec les pays voisins en janvier-février. Juste au moment des récoltes ! Aussi, les paysans qui vont travailler chez nos voisins n’ont pas pu revenir pour moissonner leurs propres champs ou maraîchages. Une perte énorme qui se ressent immédiatement sur l’alimentation et la santé des villageois. Et à l’inverse, les prix des denrées alimentaires ont flambé sur les marchés.

La période est difficile

Notre association qui doit, tous les jours, nourrir directement des centaines d’enfants, mais aussi assister des familles d’accueil et des malades du VIH, affronte un moment très dur, moins à cause de la pandémie que de ses conséquences sur la misère.

Distribution des médicaments (photos Jean Yoabone).

Pour nos orphelins séropositifs qui grandissent dans nos deux maisons, nous avons décidé cette année de les nourrir plus abondamment que les autres, et en surveillant bien la prise de leurs médicaments de trithérapie, qui sont de gros cachets qu’ils refusent parfois d’avaler. Stimulés par la perspective d’un repas savoureux, bien encadrés, ils se nourrissent donc mieux et déclarent beaucoup moins de maladies opportunistes (diarrhées, maux de ventre, etc.). Nous avons découvert avec étonnement que nos frais médicaux pour eux avaient ainsi énormément diminué. Seulement cette « cantine du soir » nous coûte cher, surtout avec l’augmentation actuelle du prix des denrées. Et il nous faut aussi assurer mieux leur alimentation et leur repos à la pause de midi, à l’école. Voilà pourquoi nous vous sollicitons encore.

Un cercle vertueux qui commence par le don

Afin de vous faire sentir l’extrémité à laquelle les gens se sentent rendus, je dois vous confier l’histoire de cette patiente très malade, qui refusait que nous l’hospitalisions : « Laissez-moi mourir, disait-elle, et avec les fonds que vous aurez économisé vous pourriez prendre en charge mon dernier fils et d’autres orphelins. Ma vie ne sert plus à rien, elle n’est que peine et misère… » Heureusement, nous avons finalement réussi à la convaincre de se laisser prendre en charge. Mais d’autres visages de personnes prêtes à se sacrifier pour leurs enfants se cachent derrière celui-ci.

Et pourtant, nous savons qu’en aidant ces personnes, à se nourrir et à se soigner, celles-ci non seulement retrouvent leur santé mais en outre, entrent à leur tour dans la grande chaine des bienfaiteurs de l’association. Comme cette maman, séropositive abandonnée avec son petit garçon de 10 ans. L’an dernier, nous avons pu la soigner, lui donner 20 € pour cultiver son champ de tomates et d’oignons. Cette année, en remerciement, elle nous a apporté des corbeilles de ses légumes, pour une valeur double, afin, dit-elle, d’aider à nourrir nos orphelins ! C’est un cercle vertueux qui commence grâce aux dons, et se termine par la remise sur pied de familles entières, fières d’être désormais autonomes. Quel beau message d’espérance ! »

Sœur Marie Stella

Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. 


Dans son cahier central « Les essentiels », le magazine La Vie du 25 mars 2021 consacre un article à Sœur Marie Stella, sous la rubrique « Le témoin ». Un récit à son image.

« Aimer et le dire par sa vie », tel est le titre du témoignage recueilli par Alexia Vidot, et qui démarre par ce chapô introductif : « Depuis plus de vingt ans, cette religieuse infirmière se bat contre le sida dans son pays, le Togo. Sœur courage, elle puise dans l’amour du Christ et la prière la force d’améliorer le sort des plus faibles d’entre les faibles. »

Sœur Marie Stella retrace son parcours de vie, son action continue « pour que le sida ne soit plus considéré comme une maladie spéciale » - malgré les incompréhensions du début. Une espérance jamais ébranlée, qui vient encore de se concrétiser par l’ouverture récente de la maternité du centre Maguy : « De l'accompagnement à la mort, nous sommes résolument passés à celui de la vie ! »

Pour lire l’articleTélécharger

J’ai fondé Vivre dans l’Espérance pour accompagner les mourants dans la dignité, lutter contre leur stigmatisation, et pour la réconciliation familiale.

Sœur Marie Stella

L’article de La Vie accompagne la sortie du livre « Notre combat nous grandit », coécrit par Sr Marie Stella et Sophie Laurant, grand reporter à l’hebdomadaire Pèlerin (préface du Pr Marc Gentilini, Éd. Bayard, 240 p. ; 16,90 €).

La Vie, n° 3943, 25 mars 2021.
> Pour découvrir ce numéro

Le 18 février dernier, premier jour du carême, Sr Marie Stella envoyait sa lettre aux bienfaiteurs, donateurs, volontaires, etc. Malgré l’épidémie de la Covid-19, ici comme là-bas, chacun tente d’accompagner au mieux les actions de terrain.

Dapaong, le 18 février 2021

Très chers amis, associations,
parrains, marraines, familles et paroisses,

« La charité se réjouit de voir grandir l’autre c’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance » (Fratelli Tutti, pape François, n° 183). En ce premier jour du carême nous nous retrouvons tous dans cette belle phrase du Saint-Père sur le sens de la charité qui nous unit. Carême signifie quarante jours de combat spirituel qui nous emmène à la joie de l’espérance, de la Résurrection du Christ notre Seigneur. Un temps fort de prière, de partage, de jeûne, de conversion dans une charité inventive.

Oui, ce carême est très spécial et nous envoie les uns vers les autres, riches comme pauvres à nous ouvrir, à nous porter, à nous soutenir en ces temps difficiles que nous traversons tous avec la réalité douloureuse du Covid-19. Par ces mots, nous voulons vous redire toute notre proximité avec vous dans la prière et l’affection.

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Prendre soin malgré le confinement sanitaire

En février, pendant trois semaines, les églises ont été fermées et toutes les rencontres au marché interdites dans notre région des Savanes, en raison de l’augmentation du nombre de personnes contaminés [NDLR : ce n'est plus le cas aujourd’hui]. Cette situation a aggravé la situation précaire de nos bénéficiaires dont la prise en charge est devenue plus compliquée. Les paysans ont vu leur commerce quotidien rechuter à cause du manque de moyens de conservation, nos patients ont eu du mal à venir jusqu’à nous. Et nous avons dû recommencer les tournées de soins à domicile et la distribution des kits alimentaires.

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Fêter la fin de l’apprentissage de nos élèves en couture

Aujourd’hui, 18 février, nous faisons la remise de 10 machines à coudre à nos jeunes filles et garçons qui ont terminé leur formation en haute couture à l’atelier de couture Miss Déborah.
> Détails et photos dans l’article publié sur le site.

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Veiller à la prise de médicaments des enfants

Depuis deux mois 40 enfants et quelques jeunes des maisons d’accueil Saint-Augustin et Sainte-Monique viennent partager un repas convivial à la fraternité chaque soir, dans le but de mieux suivre leur prise de traitements et surveiller leur alimentation. Car tous avaient commencé à rechuter en raison de la mauvaise observance de la prise des médicaments. Cette nouvelle réalité a créé un bonheur inouï aux enfants qui ont vécu le confinement de mars à juillet derniers et nous adressons notre profonde gratitude à tous ceux qui nous appuient dans le fonctionnement de la cantine de ces enfants.

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Cantine et bus scolaires

« Chaque goutte d’eau a de la valeur. » Je ne saurai énumérer tous les petits et grands gestes à notre égard, mais je peux vous assurer que ces gestes ont un impact significatif dans la prise en charge de nos enfants et malades. Souffrez que je vous réitère une fois de plus nos sincères et cordiaux remerciements.

Nous avons reçu de la fondation Denibam [NDLR : fondation suisse active, notamment, dans le domaine de l’éducation et de la santé] les trois quarts des fonds pour débuter la construction de la cantine de l’école des enfants « Enfants de l’espoir ».

Nous avons eu aussi un don spécial pour commencer la cagnotte pour l’achat du bus qui servira à convoyer les enfants à l’école car le bus actuel est complètement amorti. Nous sommes souvent obligés d’utiliser deux voitures pour emmener les enfants à l’école. Nous comptons sur votre charité pour atteindre le prix d’achat et nous adressons d’ores et déjà nos profonds remerciements à toutes les personnes de bonne volonté pouvant nous aider à acquérir ce bus.

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Très bon temps de carême (temps de prière, de grâce et de partage) à tous, n’hésitez pas à nous envoyer vos intentions de prières sur mon compte email : mariestella22@yahoo.fr ou sur mon compte WhatsApp : (+228) 90 19 75 00 ; elles seront portées par les membres de la fraternité, les enfants résidant dans les familles d’accueil (Saint-Augustin et Sainte-Monique) et les malades.

Je vous embrasse très fort en union de prière. Très fraternellement,

Sr Marie Stella


« Pour conclure cette lettre de carême, j’ai le plaisir de vous annoncer que je suis une fois encore grand-mère d’une petite fille ! »

« Et je vous invite aussi à lire le livre Notre combat nous grandit, qui retrace nos vécus quotidiens. »

> Coécrit par Sr Marie Stella et Sophie Laurant, grand reporter à l'hebdomadaire « Pèlerin ». Préface du Pr Marc Gentilini (Éd. Bayard, 240 p. ; 16,90 €).

Pour les dernières nouvelles de Dapaong 
Les amis de Sr Marie Stella.

Le 18 février 2021 fut un jour majeur pour les élèves de l’atelier de couture Miss Deborah du «Centre Ensemble pour la vie» de Dapaong (Togo). Car chaque élève, sa formation terminée, a reçu «sa» machine à coudre !

Obtention du diplôme et remise de la machine à coudre... Ces machines à coudre sont leur futur outil de travail et donc leur capital « investissement » pour démarrer la vie professionnelle. C’est dire combien elles sont importantes !

Un moment fort que Sr Marie Stella nous fait partager par une vidéo.

Extrait de la lettre de Sr Marie Stella, envoyée le 18 février 2021

« Aujourd’hui nous faisons la remise de 10 machines à coudre à nos jeunes filles et garçons qui ont terminé leur formation en haute couture à l’atelier de couture Miss Déborah et vont pouvoir à travers ces machines s’insérer dans la vie active et professionnelle. Merci à l’équipe de Nicole, à Sophie Laurant, pour l’achat de ces machines ! Merci aux parrains et marraines qui ont soutenus ces jeunes depuis leur tendre enfance ! Et que Dieu vous bénisse abondamment. »


Pour mémoire, c’est grâce aux couturières qui se sont fédérées autour de Nicole Lafont, avant Noël, ici en France, que cette remise de machines à coudre a été facilitée. Le détail de leur action est à retrouver dans l’article « Bon, beau et utile » du site.


Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. 

Le livre de Sœur Marie Stella est sorti fin janvier. Si vous avez manqué le Facebook live organisé à cette occasion par la rédaction de Pèlerin, le voici en vidéo. De même que larticle que lui a consacré l’hebdomadaire et toutes les informations pour acheter le livre !


Facebook Live avec Sœur Marie Stella,
animé par Sophie Laurant et Cécile Picco,
journalistes à l’hebdomadaire Pèlerin (20 janvier 2021, durée : 57’43).


LE LIVRE

« L’action de sœur Marie Stella avec les pauvres l’entraîne de défi en défi. Des pages d’une rare intensité humaine et spirituelle.
Voilà plus de vingt ans, Sr Marie-Stella est entrée en guerre contre le sida. Une maladie qui fait des ravages dans son pays, le Togo. Avec son association « Vivre dans l’espérance », elle prend en charge 2 000 enfants orphelins et souvent malades du sida et accompagne 3 000 adultes. « J’ai changé et grandi, j’ai approfondi ma foi au contact des enfants et de tous ceux qui ont participé à la grande chaîne de solidarité qui s’est formée autour de nous. C’est avant tout par l’Espérance, par cet amour inconditionnel de la vie, puisé dans l’amour du Christ, que nous pouvons réussir à améliorer, un peu, le sort des plus pauvres d’entre les pauvres. »
Une grande voix contemporaine, qui a la force spirituelle de celles de sœur Emmanuelle et de Mère Teresa
» (texte de la 4e de couverture du livre).

> Coécrit avec Sophie Laurant, grand reporter à Pèlerin, et secrétaire générale d’Enfants de l’Espoir, le livre est en vente dans toutes les librairies, en click & collect et sur Internet.
Toutes les informations pour l’acheter sur la page de l’éditeur Bayard Editions.
Notre combat nous grandit, Éd. Bayard, 240 p. ; 16,90 €. Préface du Pr Marc Gentilini.


Pour lire l’article que la rédaction de Pèlerin vient de publier, à l’occasion de la sortie du livre, rendez-vous sur le site Internet de Pèlerin. > Lire l’article.

Le contexte sanitaire du coronavirus a d’immenses inconvénients pour l’action des uns et des autres. Il nempêche, la contrainte suscite souvent la créativité, linventivité. Et de nouvelles initiatives, comme celles d’Hélène, Nicole, Sylvie, Sophie…


Hélène avec Sr Marie Stella en 2017 (photo S.L.).

LES CONFITURES D’HÉLÈNE

Ne pouvant organiser son concert habituel de musiques de films en raison de la Covid, Hélène Skorochod, membre associé d’Enfants de l'Espoir, s’est lancée tout l’été dans la fabrication de confitures «ambassadrices» de la cause de Vivre dans l’Espérance.

Elle a récolté 3 000 € (ventes et dons) qui ont permis l’équipement de la cantine et de l’uniforme scolaire des 60 élèves de la nouvelle école.

Elle a ainsi, et aussi, pu relancer ceux qui avaient donné les années précédentes pour acheter les machines à coudre, en montrant des photos du centre d’apprentissage.

LE PROJET DES COUTURIÈRES

Nicole Lafont réfléchissait depuis quelques temps à un projet autour de l’artisanat. Le confinement et l’arrêt des échanges avec Dapaong ont tari le flux des « valises » remplies d’artisanat local. Pour y remédier, avec Sylvie Chevallier à Versailles, deux amies d’Amiens, et Sophie Laurant à Paris, elle s’est investie dans la confection d’objets en tissu de pagne : serviettes, nappes, sacs, pochettes, sacs à tarte, etc.

Une vente en maison, à Amiens, avant Noël, a rapporté autour de 1 000 €. A quoi s’ajoutent les « click & collect » de Sylvie (600 €) et les ventes informelles de Sophie (280 €).

Au départ, le but était de couvrir les frais liés à la création et à la maintenance du site Internet. Les résultats ayant dépassé les espérances, le solde a pu être envoyé à Dapaong pour financer l’achat de 8 machines à coudre pour équiper les apprenties couturières de Vivre dans l’Espérance qui quittent le centre de formation (les fameuses miss Déborah !) pour s’installer à leur compte.

Pour rappel, Hélène avait récolté l’an dernier de quoi renouveler le parc des 15 machines du centre d’apprentissage des couturières.


Flyers et étiquettes

Pour informer donateurs, «acheteurs», personnes intéressées par les actions menées par chacun, ici et là-bas, un tract présentant Enfants de l’Espoir (à distribuer largement) et des étiquettes pour les produits confectionnés ont été réalisés selon la chartre graphique conçue par Anaïs pour Enfants de l’Espoir.


Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella.

(Photos de la page : N.L et DR.)

Le 1er décembre 2020, journée mondiale du sida, l’association Vivre dans l’Espérance inaugurait la nouvelle maternité du centre de santé Maguy. Et les jours passant, le bonheur y est entré.

Un premier petit garçon (photos ci-dessus), puis une petite fille et un second petit garçon (photos ci-dessous), voici les trois premiers bébés nés dans les locaux de la nouvelle maternité. Nous sommes très heureux de leur souhaiter bienvenue et de formuler mille vœux de bonheur à leurs parents.


En remontant de quelques jours ces heureux événements, le jour de l’inauguration, Sr Marie Stella faisait découvrir aux médias togolais le projet et les lieux.
Une façon presque “en live” de participer à l’événement, malgré la distance.


Ce quen dit Sr Marie Stella dans sa dernière lettre

« Deux raisons fondamentales nous ont amenés à réaliser ce beau projet porté par chacun de vous.

Merci à toutes les associations : Enfant de l’Espoir, Maminou, Yendoubouam, L’acacia et le néré, Cœur de Gyé, aux parrains et marraines, amis, aux jeunes de Cambrai, pèlerins et à nos sœurs... – ils sont si nombreux à nous aider ! Car c’est grâce à la tournée Soli’chœur de 2018 que nous avons pu rencontrer les partenaires et amis qui ont financé cette belle œuvre.

La rencontre de notre bienfaitrice qui veut garder l’anonymat  nous a profondément marqué. « Moi qui n’ai pas eu d’enfants dans mon couple, nous a-t-elle dit, je souffre de voir à Dapaong les femmes mourir en voulant donner la vie. Alors je donne ce que j’ai pour sauver la vie. Que Dieu les garde ! » Quel beau témoignage !

La maternité du centre Maguy a été financée en grande partie grâce à elle via la médiation d’Enfant de l’Espoir. D’autres structures ont apporté leurs contributions : la Fondation Denibam avec l’amitié de la famille Gaudé, l’association Tchamba en Espagne... Quant au  matériel – les lits, couveuses, portes, etc.-  il est venu de France et d’Espagne, là aussi grâce à l’action de bienfaiteurs, des associations et des sœurs de Saint-Amand ; avec le concours également de Pédiatres du monde et Gynécologie sans frontières.

Nous avons aussi pu payer une table d’accouchement, des chariots et d’autres fournitures suite au SOS de juillet dernier lancé au moment du décès de notre fils Denis. Que de gestes de solidarité et d’amour fraternels !

Et demain ?

Dans les mois à venir la mairie de Dapaong a promis de nous envoyer deux personnes pour gérer les états civils des naissances d’enfants à la maternité. Et le représentant du directeur régional de la Santé s’est engagé à mettre en place une collaboration étroite pour des formations à la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), à l’attention du personnel de la maternité. L’objectif est de faire prochainement de ce service un site PTME.

Demain aussi, pour que notre service demeure, comme chacun nous l’a assuré le jour de l’inauguration, « le plus beau de la région », nous aurons besoin d’accroître notre personnel, avec le recrutement d’une sage-femme, de  deux accoucheuses et de trois garde-malades.

A chacun, bon temps de l’Avent et bonne marche vers Noël ! »

Les dernières nouvelles de Dapaong sont sur Les amis de Sr Marie Stella.


Pour une visite en images avant l’arrivée des invités le jour de l’inauguration...

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... et pour être en union avec chacun

Les petits Togolais ont enfin retrouvé le chemin de l’école, après une longue interruption due à la pandémie. Voici quelques nouvelles concernant les enfants suivis par notre association-partenaire Vivre dans l’Espérance.

Ils sont 23 petits écoliers à monter désormais chaque matin, à 7 heures, dans le bus de Vivre dans l’Espérance (VIE), pour rejoindre quelques kilomètres plus loin, les bancs des deux classes de CP et CE1, ouvertes dans la nouvelle école, baptisée… Enfants de l’Espoir ! La construction de l’école a été rendue possible grâce à l’appui de la Fondation Luciole.

De meilleures conditions pour apprendre

« Là, ils rejoignent les 28 enfants inscrits par les familles du quartier, explique Nouratou Yacoubou, gestionnaire administrative de l’école, elle-même "ancienne enfant" de VIE. Nouratou constate qu’avec la rapidité d’adaptation propre à leur âge, les bambins ont vite compris qu’« il fallait apprendre à écouter ». Il est vrai qu’ils ont subi une rupture de six mois à la fin de leur parcours au jardin d’enfants où l’association envoie les petits se sociabiliser et apprendre le français avant l’entrée en CP.
Dans cette école modèle, il leur sera un peu plus facile de se concentrer que dans les classes du secteur public : il n’y aura jamais plus de 30 élèves par salle. Et, bien sûr, les maîtres pourront leur accorder plus d’attention. Certains de ces jeunes souffrent de divers problèmes de santé qui justifient leur priorité à bénéficier de cet établissement. Et ils reviennent déjeuner à la cantine le midi afin de conserver leurs forces et pouvoir se reposer. « En outre, comme les autres enfants de VIE, ils bénéficient de répétiteurs le soir, pour les aider à faire leurs devoirs », ajoute la jeune femme.

Confinés mais actifs !

« Depuis mars, les enfants des orphelinats étaient confinés à la maison Sainte-Monique, racontent Jean Yoabone, chargé de la communication, et Dominique Kombate, chargé de gérer la scolarité des 915 enfants suivis par VIE dans… 175 établissements de la région ! Nous les avons bien encadrés en leur donnant du travail, des occupations, des jeux… Dans les familles aussi, où beaucoup sont pris en charge désormais, les adultes les occupaient, ne serait-ce qu’avec les travaux des champs ou de la maison. Si bien que le personnel chargé de leur encadrement n’a pas constaté trop de découragement, ni chez les uns, ni chez les autres. « Mais, lorsque les marchés étaient fermés, ceux dont la famille s’inquiétait parce qu’elle ne pouvait plus vendre, ont tout de même ressenti de l’inquiétude », explique le jeune homme. Pour tenir le moral des troupes, l’association a organisé une « journée de la solidarité » avec une collecte de menus objets auprès des enfants pour leurs camarades, afin que tous se sentent solidaires. Au total, pour les plus jeunes, VIE a surtout déploré « quelques maux de ventre et autres bobos qui ont dû être soignés à la rentrée ».

Avec le coup de pouce des étudiants

Et début septembre, les étudiants de VIE se sont occupés des écoliers de Sainte-Monique et leur ont donné des cours de rattrapage. « Le problème est plus difficile pour les lycéens, qui ont eu moins d’aide », s’inquiète à présent Dominique. Et la rentrée faite avec des moyens réduits, liés à la baisse des revenus de l’association dans ce contexte, ne va pas tout arranger. Le personnel fait courageusement face aux conséquences de la crise économique liée à la pandémie, qui appauvrit encore un peu plus la région. Heureusement, la vitalité des écoliers et les bons résultats au baccalauréat leur donnent de bonnes raisons d’espérer. Ils peuvent compter sur notre soutien et notre engagement à les accompagner… sur le chemin de l’école.

Sophie Laurant, secrétaire générale d’Enfants de l’Espoir


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