Parfois, il n'y a pas besoin de beaucoup de mots pour partager les bons moments... Voici deux vidéos réalisées à l'occasion du dimanche de Pentecôte pour rejoindre les enfants de Vivre dans l'Espérance lors de cette belle journée de fête. Une « carte postale » qui fait chaud au cœur et à l'esprit.
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Les amis de Sr Marie Stella.
Les démarches et les travaux préliminaires du collège Enfants de l'Espoir se finalisent ces jours-ci. Le chantier du bâti commence le 5 mai. Reste à donner les moyens au futur établissement d'assurer la scolarité de ses élèves. C'est là qu'ensemble nous pouvons apporter le coup de pouce final indispensable. Explications.
Si le terrain est trouvé et la construction du collège assurée grâce au concours de divers acteurs et partenaires, en ce mois de mai, il est temps de pourvoir à sa mise en route. C'est ce à quoi vous invite aujourd'hui Enfants de l'Espoir en vous remerciant très chaleureusement pour votre engagement si fidèle en faveur des enfants et adolescents de Vivre dans l'Espérance.
Pour une rentrée des classes réussie,
nous pouvons, par nos actions et nos dons – même modestes –
contribuer au démarrage des deux premières classes de sixième et cinquième.
* Votre don ouvre droit à une réduction fiscale.
Par exemple, un don de 60 € vous coûte 20,40 € après déduction.
De quoi parle-t-on ?
De toutes les dépenses obligatoires pour assurer le démarrage de l'année : soit parce qu'elles concernent le personnel du futur collège, soit parce qu'il s'agit des indispensables achats de mobilier et de matériel.
Nous sommes au collège, le recrutement concerne donc toutes les matières : mathématiques, français, histoire, géographie, langues, éducation physique et artistique... Le directeur de l'école Enfants de l'Espoir s'y emploie d'ores et déjà (à voir, son interview en vidéo sur «Scolarité des enfants de VIE, un point d'étape»).
> Pour info, la vacation d'un professeur (salaire, assurance, charges sociales, etc.) représente en moyenne 180 € par mois.

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Quels élèves vont fréquenter le collège ?
Dans quatre-cinq mois, vraisemblablement en octobre, 40 élèves de cinquième et 40 élèves de sixième intègreront le nouveau collège qui va assurer la continuité pédagogique de l'école Enfants de l'Espoir.
Près d'une trentaine seront des enfants et adolescents accompagnés par Vivre dans l'Espérance, orphelins et touchés d'une façon ou d'une autre par le sida. Comme au primaire, ils trouveront dans ce nouvel établissement un environnement qui les aidera à suivre une scolarité complète malgré leurs fragilités. Celles et ceux qui ont suivi leur sixième cette année dans une autre école de Dapaong rejoindront la classe de cinquième.
Quant aux autres élèves, venus des familles du quartier, ils seront bien sûr les bienvenus et l'on sait combien cette mixité entre les jeunes est profitable à tous. Inscrits par leurs parents moyennant des écolages (frais de scolarité), ceux-ci permettront à l'établissement d'atteindre dans quelques années son autonomie financière.

À quoi va ressembler le collège Enfants de l'Espoir ?
Pour le démarrage de la rentrée prochaine, seules deux classes seront prêtes à accueillir les collégiens. À l'instar de l'école primaire et maternelle Enfants de l'Espoir, la Fondation Luciole, partenaire de l'opération, financera la construction progressive des classes de niveau supérieur au fil des prochaines années.
Quelques images du projet de construction – dans son état final – retenu par Vivre dans l'Espérance (visuels AI Studio).



Où en est le chantier ?
Toutes les autorisations publiques ont été obtenues et la remise du site vient d'être faite le 28 avril, de même que la signature du contrat avec l'entreprise qui va assurer les travaux. Le chantier commence officiellement le 5 mai.

En anticipation, le forage d'un puits et la construction d'un support Polythank (château d'eau) ont été effectués. L'eau est donc disponible, ce qui était un préalable indispensable avant l'élévation de la clôture, le creusement des fondations des quatre classes, la construction et la pose des toitures des deux premières classes, etc.


L'aventure promet d'être belle.
À nous, tous ensemble, d'en parfaire la réussite. Un grand merci !
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L'année 2026 verra en septembre le projet du collège se concrétiser. L'occasion de faire un état des lieux sur l'école Enfants de l'Espoir et la façon dont le passage du CM2 à la classe de sixième se prépare pour les élèves. Rencontre avec Monsieur Nanang Kontoua, directeur.
Bertrand Chevallier, responsable des parrainages d'Enfants de l'Espoir, a profité de son séjour à Dapaong en janvier dernier pour rencontrer le directeur de l'école primaire et maternelle, Monsieur Nanang Kontoua. Un temps d'échanges riche en précisions et perspectives pour l'année prochaine, à découvrir dans la vidéo ci-dessous.
Quelques données chiffrées
Prendre en compte les fragilités
La raison même de l'existence de l'école étant avant tout de permettre aux enfants de VIE de suivre une scolarité normale malgré leur vulnérabilité, plusieurs aménagements ont été mis en place pour apporter une réponse à leur situation. Les faibles effectifs par classe bien sûr, mais aussi un emploi du temps organisé de façon à rester souple. Si l'un d'eux ne se sent pas bien, il lui est possible de se reposer puis de revenir en classe quand cela va mieux, son enseignant l'aidant à rattraper ce qu'il a manqué pendant son absence. De plus, chaque samedi matin, des temps de soutien sont organisés à leur intention.
Par ailleurs, selon le directeur de l'école, le mélange avec les élèves venant du quartier se fait assez naturellement, les uns et les autres oubliant très vite que certains d'entre eux sont touchés par le sida. Le point est important, voire fondamental sur le plan psychologique, pour le bien-être de chaque enfant.
Préparer le passage en sixième
Le futur collège comportera à son ouverture à la rentrée prochaine deux classes : une de sixième et une cinquième. Objectif, comme pour le primaire : 35 à 40 élèves par classe.
Sa direction sera assurée par Monsieur Nanang Kontoua, qui a d'ores et déjà démarré le recrutement des futurs enseignants et personnels.
Nul doute que le très bon niveau scolaire des élèves de CM2 sera un atout pour la réussite des enfants ! Interview complète du directeur à visionner ci-dessus. ![]()
FUTUR COLLÈGE : PARLONS FINANCES ET TRAVAUX !


Comme elle l'avait fait pour les travaux de l'école primaire, la Fondation Luciole s'engage sur une construction évolutive répartie sur trois ans. Le collège va donc grandir avec le passage des élèves de niveau en niveau.
Son lieu d'implantation se situe à proximité de l'école primaire et maternelle Enfants de l'Espoir, un atout important pour le futur fonctionnement des deux structures.
En début d'année 2026, les travaux ont commencé par un forage (avec participation financière de donateurs d'Enfants de l'Espoir) qui sera complété par la construction d'un château d'eau. Suivront ensuite l'élévation de la clôture du terrain et le creusement des premières fondations du bâtiment.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'avancée du chantier dans les mois qui viennent. L'objectif étant d'être prêt pour ouvrir les premières classes du collège à la rentrée scolaire prochaine.
Fin janvier, quelques membres du réseau Enfants de l'Espoir ont eu la possibilité de se rendre à Dapaong et de rencontrer les enfants de Vivre dans l'Espérance. Un temps prioritairement consacré aux liens de parrains/marraines à enfants mais aussi pour constater sur place combien les projets avancent.
Compte-tenu de l'insécurité de la région, « nous nous estimons très heureux d’avoir pu atteindre Dapaong grâce à l’autorisation du gouvernement togolais, précise Catherine Ruelle. Toutes les précautions ont été prises pour la protection de notre petit groupe qui était constitué de cinq personnes : Bertrand Chevallier (responsable des parrainages à Enfants de l'Espoir), Philippe et Catherine Lebé (association L'acacia et le néré - région de Reims), mon époux et moi-même (association Comme le colibri - région de l'Aube). »
Revoir tous les enfants
« En ce qui me concerne, poursuit Catherine Ruelle, la raison première de revenir au Togo en 2026 était de pouvoir visiter les maisons d’accueil rénovées mais surtout retrouver les enfants. Je voulais rencontrer ceux de Sainte-Monique et de Saint-Augustin, ceux des familles d’accueil et tous ceux dispersés autour de Dapaong et parrainés par nos associations.
Afin de pérenniser les prises en charge des enfants très très nécessiteux, je tenais absolument à faire le lien entre les parrains en France et les filleuls au Togo. J’avais emporté dans mes valises des courriers, des petits cadeaux, des petits dons à offrir aux filleuls.
Au préalable, Augustin du service parrainage à Dapaong avait contacté quasiment tous les enfants concernés et j’ai eu la très grande joie d’en rencontrer 45 ! Nous avons échangé sur leur quotidien, leur santé, leur scolarité, leurs besoins… pris des photos, fait des petites vidéos pour les moins timides et reçus des courriers. Dans les semaines qui viennent, je vais mettre tout cela en forme et donner toutes les nouvelles aux marraines et parrains. J’ai vraiment beaucoup apprécié de voir tout ce petit monde et de partager de si bons moments. »
Le 21 janvier, grâce à la générosité des partenaires présents sur place, les enfants ont pu partager un déjeuner de fête avec au menu, porc frit (tué et préparé la veille à la ferme de VIE) accompagné de riz et d'une sauce savoureuse (carottes et poivrons, oignons et tomates).
Un partage festif apprécié par tous, dont la vidéo CI-DESSOUS a capturé de beaux instants, et dans laquelle Cathy Ruelle explique également les objectifs de ce voyage.
Une belle galerie de portraits
Cette envie de rendre concret le plus possible le lien formidable qui unit parrains, marraines et filleuls, Bertrand Chevallier l'a également portée en continu tout au long de son séjour. Par de nombreuses démarches et visites, et en s'attachant à prendre en photo chaque petit filleul rencontré pour, de retour en France, partager les photos de chacun.


De rencontre en rencontre, de visite en visite, en discutant avec les enfants et ceux qui les accompagnent, « j'ai, nous dit Catherine Ruelle, énormément appris de leurs difficultés et j’ai aussi constaté malheureusement que la situation économique se dégrade. Le travail se fait rare en dehors de l’agriculture et les Togolais souffrent plus qu’il y a vingt ans lors de mon premier séjour. D’autres pathologies que le sida se développent et particulièrement les hépatites qui entrainent des décès chez les adultes et ce sont de nouveaux enfants que l’association Vivre dans l'Espérance doit prendre en charge.
Plus que jamais, ouvrons nos cœurs à toute cette pauvreté. »
LE SÉJOUR, TRÈS RICHE EN RENCONTRES, A PERMIS NOTAMMENT DE VISITER...

Le centre Maguy qui grandit d’année en année
Le terrain où sera implanté le futur collège
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C'est le message que Sr Marie Stella a transmis le 23 janvier dernier à tous ceux qui sont engagés dans l'action de Vivre dans l'Espérance et ses différentes structures. Une manière de démarrer l'année 2026 avec un cap tout à la fois exigeant et positif.
Ce jour-là se tenait à Dapaong le rendez-vous traditionnel des vœux de début d'année pour les salariés de VIE. Rencontres et convivialité étaient à l'ordre du jour aux côtés des interventions plus formelles du président de l'association togolaise et de Sr Marie Stella. Et, hasard heureux du calendrier, étaient aussi présents deux membres d'Enfants de l'Espoir : Bertrand Chevallier, responsable des parrainages, et Philippe Lebé, son trésorier.
Bien se connaître
Vivre dans l'Espérance compte aujourd'hui près d'une centaine de personnes en activité sur le terrain - les unes présentes depuis de nombreuses années, d'autres arrivées il y a quelques mois à peine. La réunion a donc été l'occasion de présentations mutuelles pour que chacun repère qui est qui, qui fait quoi et puisse s'entraider au mieux au cours des prochains mois.
Pour nous, en France, une prise de vue a été faite sur place ce qui nous donne la chance de pouvoir mettre des visages sur ceux qui « tiennent » les activités de Vivre dans l'Espérance, pour lesquelles en tant que donateurs, soutiens, parrains, marraines, amis, vous vous mobilisez toute l'année.
Dans les principaux extraits réunis dans la vidéo ci-dessous, retrouvez ainsi celles et ceux qui sont impliqués dans le fonctionnement de l'école Enfants de l'Espoir, les mamans de Sainte-Monique, les membres du personnel du Centre Maguy... Même si tous ne pouvaient être présents, quelle belle « photo de famille » en ce début 2026 !
Solidarité, collaboration, dialogue
« Depuis vingt-huit ans, nous sommes appelés à travailler main dans la main pour prendre soin. Prendre soin de nous-mêmes, prendre soin de toute personne qui vient vers nous », a souligné Sr Marie Stella au cours de sa prise de parole. Dans ce projet d'espérance, qui a pu prendre forme grâce aussi aux partenaires de l'association, « c'est vous qui êtes la fierté de VIE ! »
Et de poursuivre par un appel à prendre la relève « pour que peu à peu nos efforts soient couronnés par l'autonomie que nous essayons de créer dans chaque service ». Solidarité dans les épreuves, collaboration entre services, dialogue intergénérationnel, goût du travail bien fait, les points d'attention de Sr Marie Stella ont ouvert la route de 2026. Au Togo, comme, d'une certaine manière aussi, pour les partenaires que nous sommes.
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Ces derniers jours, les fêtes de fin d'année à Dapaong n'ont pas manqué de joie pour les enfants des maisons d'accueil Sainte-Monique et Saint-Augustin de Vivre dans l'Espérance. Retours en vidéos et lettre de Sr Marie Stella à regarder et lire à l'unisson du bonheur des enfants.
Parrains, marraines, amis et partenaires,
ce message vous est adressé !
« Tous, pèlerins de l'espérance »,
les mots de Sr Marie Stella dans sa lettre de décembre
... car Noël, chaque jour, à Vivre dans l'Espérance, c'est :
C'est accueillir, partager, accompagner, compatir, fraterniser.
C’est espérer contre toute espérance.
Bonne année 2026 ! Qu'elle soit porteuse de joie, de paix et d'espérance.

Ci-dessous, à télécharger,
la lettre des vœux de Sr Marie Stella dans son intégralité
Quand Noël se préparait
Le matin de Noël à Sainte-Monique, comme si vous y étiez
Merci à Pauline Sagao, nouvelle responsable communication de Vivre dans l'Espérance
pour les vidéos réalisées lors de ces fêtes.
À l'occasion de la Journée internationale de lutte contre le sida, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser. Grâce à vos dons ces dernières années, des progrès ont pu être réalisés. Aujourd'hui encore, Enfants de l'Espoir a besoin de vous et de votre soutien pour aller plus loin et permettre aux malades de lutter contre la maladie et de continuer à vivre.
Ce qu'il en est de la situation actuelle au Togo
À Dapaong, le combat contre le sida se poursuit et l’association Vivre dans l’Espérance continue de se mobiliser avec le soutien d'Enfants de l'Espoir. Son objectif : faciliter, pour tous, l’accès aux traitements contre la maladie et améliorer sa prise en charge.
La pandémie du sida reste un grand défi de santé publique pour les pays d’Afrique subsaharienne et notamment pour le Togo. La pauvreté s’avère la principale cause de la permanence du VIH car elle pousse les personnes précaires à s’exposer à la contamination. Le gouvernement togolais s’efforce de mettre en place des mesures de prévention et de traitement en fonction de ses moyens.
Depuis plus de vingt-cinq ans, l’association Vivre dans l’Espérance participe à ce combat et prend en charge les enfants devenus orphelins à cause de la maladie – eux-mêmes éventuellement séropositifs dès leur naissance –, ainsi que les adultes contaminés accueillis au centre Maguy.
Les causes de l’échec thérapeutique

Léon Hounkpati, assistant médical (photo ci-contre), fait le point : « Parmi les 1154 enfants accueillis par VIE, 130 sont séropositifs, 90 vivent à l’orphelinat et 40 dans leur propre famille ou en famille d’accueil. 19 d’entre eux, âgés de 5 à 19 ans, se trouvent en échec thérapeutique. La principale cause de cette faillite : la mauvaise observance des traitements. Quand ils grandissent loin du centre Maguy, les enfants, souvent livrés à eux-mêmes, ne suivent pas correctement le protocole thérapeutique. » Or les études récentes prouvent que les mutations de résistance au traitement contre le VIH sont dues à cette défaillance, soit parce que les doses ont été insuffisantes ; soit parce que les prises de médicaments ont été irrégulières. Un constat identique pour les personnes malades prises en charge par l'association : plus de 700 parmi lesquelles 160 sont en résistance. La mise sur le marché européen du Lenacapavir, indiqué pour les patients ayant développé cette résistance, donne beaucoup d’espoir. Malheureusement, ce médicament, trop coûteux, n’est pas disponible au Togo où le traitement repose sur la trithérapie classique avec les antirétroviraux : le dolutégravir, la lamivudine et le tenofovir disoproxil fumarate.
Faciliter la bonne observance du traitement
L’association VIE agit donc pour optimiser l’observance des traitements mais également pour améliorer l’alimentation qui s’avère un facteur essentiel dans le combat contre le sida. Les bilans de santé et le suivi des maladies opportunistes dues à l’affaiblissement immunitaire de l’organisme infecté font aussi partie de son action.
« Améliorer les conditions de vie au quotidien, apporter une nourriture qualitative, réduire la distance des lieux de vie pour faciliter l’accès au centre Maguy, et mieux encadrer la prise des traitements, telles sont nos priorités, confirme Marcel Mendouna, directeur adjoint de VIE. C’est valable pour les enfants mais également pour les adultes qui viennent se faire soigner au centre. » Enfants de l'Espoir accompagne ces actions tant sur le plan alimentaire que psychologique et social.

Une prise en charge psychologique a été conçue avec des activités communautaires, des visites à domicile et à l’orphelinat, des sessions de jeux sur des thématiques pour le développement de la résilience, avec la Memory box ou "boîte à mémoire".
La fin des aides américaines : quelles conséquences ?
Une ombre à ce tableau : la suspension des fonds de l’Usaid décidée par Donald Trump, le président des États-Unis. Elle menace l’accès aux médicaments pour des milliers de malades ce qui risque d’entraîner une recrudescence de l’épidémie et de remettre en cause les progrès réalisés. À ce jour cependant, Marcel Mendouna se veut rassurant : « Je pense que nous avons deux ou trois ans de traitement devant nous avant qu’une rupture ne survienne. »
D’où la nécessité d’agir avant que l’accès aux médicaments ne devienne une question de survie pour tous ceux qui en bénéficient.
En ce 1erdécembre 2025, Journée mondiale de lutte contre le sida
JE DONNE POUR QUE LES ENFANTS ET LES ADULTES
TOUCHÉS PAR LE VIH/SIDA PUISSENT SE SOIGNER *
* Votre don ouvre droit à une réduction fiscale.
Par exemple, un don de 60 € vous coûte 20,40 € après déduction.
Comment les malades vivent ce quotidien *

Arzuma, 19 ans :
« Je suis mon traitement avec assiduité »
« Depuis tout petit, je vis à l’orphelinat où j’ai grandi sans savoir que j’étais séropositif. J’ai commencé à prendre le traitement des antirétroviraux en 2011. Et je le suis scrupuleusement : chaque jour, à 19 heures, je prends le comprimé prescrit. Je sais que c’est très important. Je n’ai pas d’effet secondaire et je vis normalement, je fais du sport, surtout du foot. Je n’ai jamais ressenti de rejet de la part des autres... sans doute du fait de mon cadre de vie. Actuellement, je suis en première au lycée, j’espère que je pourrai travailler dans le commerce des vêtements. C’est mon projet. »
Abla, 19 ans :
« Je vis normalement sans effet secondaire »
« Je vis à l’orphelinat depuis toute petite, je vois juste mon père pendant les vacances. Comme Arzuma, j’ai su pour ma maladie sur le tard. Je respecte la prescription médicale avec la prise d’un comprimé tous les soirs. Sinon, je vis normalement, je cours, je joue au foot, je vais au lycée, en première en économie. J'ai des objectifs professionnels : je voudrais devenir économe. »


Afi, 26 ans :
« J’espère me marier et avoir des enfants »
« J’ai vécu à l’orphelinat dès mon plus jeune âge. Aujourd’hui, je suis cuisinière dans l’établissement. Je prends mon traitement avec régularité et je vis comme tout le monde. Je suis célibataire mais j’ai un ami, qui n’a pas le VIH. Grâce aux médicaments, on évite de contaminer les autres. J’espère bien me marier et avoir des enfants. »
Nestor, 45 ans :
« Les traitements se sont améliorés »
« J’ai contracté la maladie en 2006. Et depuis, je suis sous traitement. Je n’ai pas toujours eu les mêmes médicaments. Au début, je tombais souvent malade, j’avais des effets secondaires invalidants. C’était compliqué car, autour de moi, on savait forcément que j’étais séropositif à cause de mes multiples problèmes de santé. Les gens ne voulaient pas trop m’approcher. Le sida a fait beaucoup de dégâts dans ma vie : j’ai été marié trois fois et j’ai perdu deux épouses. Aujourd’hui, je vis à Dapaong où je suis agent de sécurité. Personne ne sait pour ma séropositivité car le traitement ne provoque plus d’effet secondaire. Je vis avec ma troisième femme et j’ai quatre enfants qui ne sont pas malades. Je me sens bien désormais. »
TROIS QUESTIONS À
Isabelle-Afi Noukamewor, psychologue au centre Maguy :
« Renforcer la résilience participe au traitement contre le VIH »
Isabelle collabore au centre Maguy depuis 2022. Sa mission se concentre sur les enfants des orphelinats et, au-delà, ceux qui vivent dans leur famille ou en famille d’accueil, en travaillant sur la résilience.
Comment aidez-vous ces jeunes à travailler sur la résilience ?
Grâce à des ateliers communautaires et un outil, la Memory box ou "boîte à mémoire". Cela nous permet d’accompagner psychologiquement les enfants, malades ou vulnérables, et les familles pour développer leur résilience.
Concrètement, comme cela se passe ?
On organise des temps d’activité pour les jeunes et pour les parents, au centre Maguy ou à domicile. Il s’agit de moments de discussion autour, par exemple, de « la rivière de ma vie ». L’enfant se remémore ses souvenirs heureux, ou malheureux, afin de se libérer des émotions qu’il a vécues. Cela lui permet de se reconnecter à son histoire, de la connaître pour favoriser la résilience.
En quoi la résilience se révèle si importante ?
Il faut reconnaître ses émotions pour bien les gérer, savoir ce que l’on doit faire, quels sont les bons choix. Mais développer la résilience permet surtout d’accepter sa maladie, de se battre, d’affronter les difficultés de la vie et d’aller de l’avant malgré tout.



** Toutes les photos de cette page ont été réalisées par l'association VIE.
Cet été, le réseau Enfants de l'Espoir a pris le relais de l'OCDI pour financer des micro-crédits afin que 157 femmes de l'association Vivre dans l'Espérance puissent démarrer une activité. L'expérience, débutée il y a quatre ans, montre que les participantes gagnent ainsi en autonomie et s'insèrent mieux dans la vie en société. Six minutes de vidéo pour tout comprendre !
La parole à Sr Marie Stella, directrice de VIE, Catherine Danhoure, responsable du fonds d'aide aux activités génératrices de revenus (AGR) et à la secrétaire de l'un des quatre groupes de femmes actuellement existants.
Ces groupes, dits groupes CECI, offrent un cadre convivial et communautaire pour le partage d'expérience. Ils ont également pour objectif d'accompagner chaque femme dans le choix du projet qu'elle souhaite mener, de proposer une formation initiale à la gestion des fonds alloués, de donner des conseils pour entretenir au fil des mois l'activité finalement choisie, etc.
POUR MÉMOIRE
Lors de sa dernière Assemblée générale, le 18 juin 2025, l'association Enfants de l'Espoir a décidé d'abonder le fonds AGR de la somme de 10 000 €. Cette action a été rendue possible grâce à votre générosité dans le courant de l'année dernière.
>>> À ce sujet lire la lettre de septembre 2025 de Sr Marie Stella.
Sr Marie Stella y était le 12 novembre dernier ; dans quelques jours – les 22 et 23 novembre – il s'y tient un marché de Noël où le stand Voyages & partages sera présent pour soutenir l'association Vivre dans l'Espérance. C'est le temps des achats pour les fêtes ; venez nombreux !
Le marché de Noël se tiendra à l’espace Guillaume-le-Conquérant
1500, rue de la Haie, à Bois-Guillaume (76230)
les 22 et 23 novembre 2024, de 10 h à 18 h.
-- 0 --
Les bénéfices de cette vente seront
au profit de l’association Vivre dans l’Espérance (VIE).
Pour plus de renseignements,
helene.skorochod@gmail.com ou 06 67 92 61 06.

Comme chaque année à cette période, l'association Voyages & partages – membre associé du réseau Enfants de l'Espoir –, se mobilise pour appuyer financièrement l'action et les projets de l'association créée par Sr Marie Stella il y a maintenant vingt-cinq ans au Nord-Togo.
Objets artisanaux de plusieurs régions d'Afrique (du Sud, de l'Ouest et du Nord), d'Amérique latine et d'autres pays seront proposés tout au long de ces deux jours.
De quoi préparer les cadeaux de Noël ou faire des achats plaisir, tout en sachant que le plus simple des achats permet d'aider les enfants orphelins et vulnérables que l'association VIE accompagne de leur petite enfance à l'âge de leur autonomie.

TOUT CONNAÎTRE SUR L'ASSOCIATION "VIVRE DANS L'ESPÉRANCE",
L'ACTION DE SR MARIE STELLA DEPUIS VINGT-CINQ ANS,
LE RÉSEAU FRANÇAIS "ENFANTS DE L'ESPOIR" QUI LA SOUTIENT...
Écoutez le replay de l'interview
que Sr Marie Stella a donnée le 12 novembre
dans l'émission Midi en Normandie
de Guillaume Lemoine sur RCF (Radio chrétienne francophone).
Un entretien à deux voix avec Hélène Skorochod,
présidente de l'association Voyages & partages.
>>> Le lien direct pour écouter l'émission sur RCF
Samedi 29 novembre, l'association L'acacia et le néré vous invite à rencontrer Sr Marie Stella à La-Neuville-en-Tourne-à-Fuy (08) – à une trentaine de kilomètres à l'est de Reims – pour un moment de partage sur ses actions et ses projets suivi d'un temps chaleureux avec dîner africain et concert de gospel.
Depuis plus de vingt-cinq ans, Sr Marie Stella se bat pour venir en aide aux personnes victimes du VIH/sida dans le nord du Togo via l'association Vivre dans l'Espérance (VIE) qu'elle a créée. Sa joie, sa confiance et son espérance lui font déplacer des montagnes : orphelinats, centre de santé, école, accueil familial, ferme, suivi à domicile... une œuvre qui s'enrichit d'année en année à découvrir.
Les recettes de la soirée financeront des compléments alimentaires sous forme de kits destinés à aider des malades du sida qui au bout de quelques années, et bien qu'ils suivent leur traitement de façon assidue, sont en échec thérapeutique en raison de leur malnutrition.

Samedi 29 novembre 2025
de 18 heures à 19h30
Conférence
« Les mains autour du baobab »
de Sr Marie Stella,
directrice de Vivre dans l'Espérance
Salle Jeanne d'Arc
08320 La Neuville-en-Tourne-à-Fuy
La conférence sera suivie
pour ceux qui le souhaitent
d'un dîner africain
<>
avec la participation
du chœur gospel Horizon
de Reims
Au menu : poulet, riz et sauce arachide.
L'apéritif est offert.
Prix du repas : 25 €
(Enfant moins de 12 ans gratuit
– boissons non comprises.)
Inscription par le bulletin ci-contre
avant le 21 novembre.
Bulletin et règlement par chèque
à l'ordre de L'acacia et le néré
à envoyer à Benoît Bourin,
21, rue des remparts,
08310 La-Neuville-en-Tourne-à-Fuy
Pour tous renseignements :
lacaciaetlenere@gmail.com

L'association L'acacia et le néré est
membre fondateur du réseau Enfants de l'Espoir.
18, rue de la Cateuse
80480 Pont-de-Metz
06 81 41 63 18
contact@enfantsdelespoir.org