
« Je travaille pour VIE depuis 2015. Je m’occupe de l’accueil, du secrétariat et je gère la caisse de l’association, en aval de la comptabilité qui met aussi à ma disposition des liquidités pour acheter tout ce qui est nécessaire au quotidien : des médicaments, du lait et des couches pour les bébés, des fournitures de toute sorte... Il faut que nous puissions assurer le bon fonctionnement des différentes structures et les besoins des enfants. Pour cela, je suis en lien constant avec les orphelinats, le Centre de santé Maguy, l’école et la ferme. Si nécessaire, je me rends aussi à la banque pour faire des retraits.
En tant que secrétaire, je dois également traiter les documents administratifs, les lettres et courriers divers, récupérer toutes les factures. Et bien sûr, accueillir ceux qui viennent à l’association pour demander de l’aide, car nous œuvrons dans le domaine du social et de l’accompagnement des plus précaires.
Les gens arrivent de tout le pays, de Dapaong et de bien plus loin, pour qu’on prenne en charge un enfant malade, qu’on les aide à se soigner. Toutes les personnes qui sont en difficulté viennent vers nous. Qu’il s’agisse d’un problème de logement, d’un toit défectueux, d’un travail de maçonnerie, de scolarité, d’habillement, de soins... Récemment, par exemple, j’ai reçu un prêtre venu pour un enfant dont le père est décédé et la mère absente. L’enfant se trouvait en situation de dénutrition. Sa grand-mère s’occupait de lui, mais était devenue trop faible pour continuer. Nous avons fait hospitaliser l’enfant à cause de son état de santé et nous allons le suivre à l’hôpital et à sa sortie. Beaucoup d’enfants vivent dans des logements insalubres, ne peuvent pas aller à l’école, manquent de médicaments alors que les cas de paludisme sont en augmentation... Un père, une mère, un grand-parent, un jeune, quelle que soit la situation de fragilité, avec mes collègues et le service social, nous analysons leur situation et nous cherchons les solutions pour les assister...
La philosophie de Vivre dans l’Espérance, c’est de tendre la main et de porter secours au maximum à tous ceux qui sont dans la détresse. Chacun a son boulot dans l’association, mais tout le monde travaille ensemble, comme le long d’une grande chaîne. Moi, je suis un peu comme une courroie de transmission.
Avant de travailler pour Vivre dans l'Espérance, j’ai été salarié dans des entreprises privées où régnait la loi de la plus-value. À l’association VIE, c’est l’humain qui compte et qui gagne. C’est vraiment merveilleux de travailler dans une structure pareille ! Certes, on court du matin au soir pour chercher du matériel, des ressources financières... mais cela donne du sens à ma vie d’agir en faveur de la dignité humaine. »
18, rue de la Cateuse
80480 Pont-de-Metz
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