Benoît Bourin, président de L’acacia et le néré

« Mon histoire avec sœur Marie Stella a débuté en 2007 lorsque j’ai effectué un voyage dans la ville de Dapaong, au nord du Togo, à l’occasion des 20 ans de mon garçon. Ancien coopérant (Volontaires du progrès) à Dapaong justement, en 1984-1986 sur un projet de petite hydraulique villageoise, j’étais heureux de revoir et de faire découvrir ce pays si attachant qui m’avait tant apporté à l’époque.

Je ne soupçonnais pas, loin de là, qu’une nouvelle aventure encore plus belle allait commencer avec les amis de Dapaong, et de Vivre dans l’Espérance en particulier, et que quatorze ans plus tard, les liens créés ici et là-bas seraient si forts, que les joies et les peines de nos amis deviendraient les miennes. Mais je peux assurer que les joies de ces liens l’emportent largement sur les peines et les souffrances que nous portons avec eux.

Rapidement, sur une suggestion de sœur Marie Stella, une petite association a pu voir le jour, ici en France, près de Reims où j’habite et travaille comme agriculteur, afin de donner un cadre aux petites actions de développement qu’il me semblait opportun de soutenir. Je choisis pour nom "L’ acacia et le néré", deux arbres très présents dans cette Région des Savanes, à cause de mon attention aux problèmes de déboisement sur lesquels j’avais déjà travaillé pendant mon séjour comme coopérant.

La première action significative fut la mise en place de la commercialisation d’un savon de Dapaong, fabriquée par une Togolaise nommée Joséphine et renfermant un cocktail secret de douze plantes de la Région des Savanes. Ce savon, aux vertus thérapeutiques indéniables pour les problèmes cutanés, m’avait durablement soulagé d’un problème de peau récurrent (psoriasis). L’idée me vint donc rapidement de le distribuer et de le faire connaître en France au plus grand nombre. Parallèlement, il me semblait très naturel, de faire profiter Joséphine, mais aussi l’association Vivre dans l’Espérance de sœur Marie Stella, des bénéfices de la vente.

Au fur et à mesure de voyages de plus en réguliers, mon horizon s’est élargi à de nouvelles rencontres, me permettant de découvrir les multiples facettes de cette association si dynamique et témoignant d’un si grand cœur. Agriculteur dans les Ardennes, je me suis impliqué plus particulièrement dans l’accompagnement des projets agricoles de VIE (jardin et élevage, pisciculture) .

Chaque voyage fut aussi l’occasion de permettre à des amis de France de m’accompagner et d’enrichir à leur tour par leur compétence et leur réseau ce qui était en germe au début avec L’acacia et le néré. Aujourd’hui c’est une belle équipe, motivée et convaincue du soutien à apporter aux amis de Dapaong, qui se dépense pour faire connaître le projet de VIE.

Enfants de l’Espoir, à son tour, est devenue pour nous un maillon essentiel de cette chaîne de solidarité en nous permettant de regrouper toutes les associations régionales et d’unir nos ressources et nos complémentarités sur toute la France. Ces liens créés entre nous me tiennent vraiment à cœur et il est beau de voir cette belle famille des « amis de Dapaong » s’agrandir d’année en année.

Diacre de l’Église de Reims depuis 2008, je ne peux que faire le lien entre cet appel de l’Église au service des plus pauvres et ces relations providentielles et si riches, mises sur ma route tout au long de ces quinze années de compagnonnage. »

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