Le livre de Sœur Marie Stella est sorti fin janvier. Si vous avez manqué le Facebook live organisé à cette occasion par la rédaction de Pèlerin, le voici en vidéo. De même que l’article que lui a consacré l’hebdomadaire et toutes les informations pour acheter le livre !
Facebook Live avec Sœur Marie Stella,
animé par Sophie Laurant et Cécile Picco,
journalistes à l’hebdomadaire Pèlerin (20 janvier 2021, durée : 57’43).

LE LIVRE
« L’action de sœur Marie Stella avec les pauvres l’entraîne de défi en défi. Des pages d’une rare intensité humaine et spirituelle.
Voilà plus de vingt ans, Sr Marie-Stella est entrée en guerre contre le sida. Une maladie qui fait des ravages dans son pays, le Togo. Avec son association « Vivre dans l’espérance », elle prend en charge 2 000 enfants orphelins et souvent malades du sida et accompagne 3 000 adultes. « J’ai changé et grandi, j’ai approfondi ma foi au contact des enfants et de tous ceux qui ont participé à la grande chaîne de solidarité qui s’est formée autour de nous. C’est avant tout par l’Espérance, par cet amour inconditionnel de la vie, puisé dans l’amour du Christ, que nous pouvons réussir à améliorer, un peu, le sort des plus pauvres d’entre les pauvres. »
Une grande voix contemporaine, qui a la force spirituelle de celles de sœur Emmanuelle et de Mère Teresa » (texte de la 4e de couverture du livre).
> Coécrit avec Sophie Laurant, grand reporter à Pèlerin, et secrétaire générale d’Enfants de l’Espoir, le livre est en vente dans toutes les librairies, en click & collect et sur Internet.
Toutes les informations pour l’acheter sur la page de l’éditeur Bayard Editions.
Notre combat nous grandit, Éd. Bayard, 240 p. ; 16,90 €. Préface du Pr Marc Gentilini.
Pour lire l’article que la rédaction de Pèlerin vient de publier, à l’occasion de la sortie du livre, rendez-vous sur le site Internet de Pèlerin. > Lire l’article.

Le contexte sanitaire du coronavirus a d’immenses inconvénients pour l’action des uns et des autres. Il n’empêche, la contrainte suscite souvent la créativité, l’inventivité. Et de nouvelles initiatives, comme celles d’Hélène, Nicole, Sylvie, Sophie…


LES CONFITURES D’HÉLÈNE
Ne pouvant organiser son concert habituel de musiques de films en raison de la Covid, Hélène Skorochod, membre associé d’Enfants de l'Espoir, s’est lancée tout l’été dans la fabrication de confitures «ambassadrices» de la cause de Vivre dans l’Espérance.
Elle a récolté 3 000 € (ventes et dons) qui ont permis l’équipement de la cantine et de l’uniforme scolaire des 60 élèves de la nouvelle école.
Elle a ainsi, et aussi, pu relancer ceux qui avaient donné les années précédentes pour acheter les machines à coudre, en montrant des photos du centre d’apprentissage.
LE PROJET DES COUTURIÈRES
Nicole Lafont réfléchissait depuis quelques temps à un projet autour de l’artisanat. Le confinement et l’arrêt des échanges avec Dapaong ont tari le flux des « valises » remplies d’artisanat local. Pour y remédier, avec Sylvie Chevallier à Versailles, deux amies d’Amiens, et Sophie Laurant à Paris, elle s’est investie dans la confection d’objets en tissu de pagne : serviettes, nappes, sacs, pochettes, sacs à tarte, etc.





Une vente en maison, à Amiens, avant Noël, a rapporté autour de 1 000 €. A quoi s’ajoutent les « click & collect » de Sylvie (600 €) et les ventes informelles de Sophie (280 €).
Au départ, le but était de couvrir les frais liés à la création et à la maintenance du site Internet. Les résultats ayant dépassé les espérances, le solde a pu être envoyé à Dapaong pour financer l’achat de 8 machines à coudre pour équiper les apprenties couturières de Vivre dans l’Espérance qui quittent le centre de formation (les fameuses miss Déborah !) pour s’installer à leur compte.
Pour rappel, Hélène avait récolté l’an dernier de quoi renouveler le parc des 15 machines du centre d’apprentissage des couturières.

Flyers et étiquettes
Pour informer donateurs, «acheteurs», personnes intéressées par les actions menées par chacun, ici et là-bas, un tract présentant Enfants de l’Espoir (à distribuer largement) et des étiquettes pour les produits confectionnés ont été réalisés selon la chartre graphique conçue par Anaïs pour Enfants de l’Espoir.
Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. ![]()
(Photos de la page : N.L et DR.)
Le 1er décembre 2020, journée mondiale du sida, l’association Vivre dans l’Espérance inaugurait la nouvelle maternité du centre de santé Maguy. Et les jours passant, le bonheur y est entré.
Un premier petit garçon (photos ci-dessus), puis une petite fille et un second petit garçon (photos ci-dessous), voici les trois premiers bébés nés dans les locaux de la nouvelle maternité. Nous sommes très heureux de leur souhaiter bienvenue et de formuler mille vœux de bonheur à leurs parents.



En remontant de quelques jours ces heureux événements, le jour de l’inauguration, Sr Marie Stella faisait découvrir aux médias togolais le projet et les lieux.
Une façon presque “en live” de participer à l’événement, malgré la distance.
Ce qu’en dit Sr Marie Stella dans sa dernière lettre
« Deux raisons fondamentales nous ont amenés à réaliser ce beau projet porté par chacun de vous.
Merci à toutes les associations : Enfant de l’Espoir, Maminou, Yendoubouam, L’acacia et le néré, Cœur de Gyé, aux parrains et marraines, amis, aux jeunes de Cambrai, pèlerins et à nos sœurs... – ils sont si nombreux à nous aider ! Car c’est grâce à la tournée Soli’chœur de 2018 que nous avons pu rencontrer les partenaires et amis qui ont financé cette belle œuvre.
La rencontre de notre bienfaitrice qui veut garder l’anonymat nous a profondément marqué. « Moi qui n’ai pas eu d’enfants dans mon couple, nous a-t-elle dit, je souffre de voir à Dapaong les femmes mourir en voulant donner la vie. Alors je donne ce que j’ai pour sauver la vie. Que Dieu les garde ! » Quel beau témoignage !
La maternité du centre Maguy a été financée en grande partie grâce à elle via la médiation d’Enfant de l’Espoir. D’autres structures ont apporté leurs contributions : la Fondation Denibam avec l’amitié de la famille Gaudé, l’association Tchamba en Espagne... Quant au matériel – les lits, couveuses, portes, etc.- il est venu de France et d’Espagne, là aussi grâce à l’action de bienfaiteurs, des associations et des sœurs de Saint-Amand ; avec le concours également de Pédiatres du monde et Gynécologie sans frontières.
Nous avons aussi pu payer une table d’accouchement, des chariots et d’autres fournitures suite au SOS de juillet dernier lancé au moment du décès de notre fils Denis. Que de gestes de solidarité et d’amour fraternels !
Et demain ?
Dans les mois à venir la mairie de Dapaong a promis de nous envoyer deux personnes pour gérer les états civils des naissances d’enfants à la maternité. Et le représentant du directeur régional de la Santé s’est engagé à mettre en place une collaboration étroite pour des formations à la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), à l’attention du personnel de la maternité. L’objectif est de faire prochainement de ce service un site PTME.
Demain aussi, pour que notre service demeure, comme chacun nous l’a assuré le jour de l’inauguration, « le plus beau de la région », nous aurons besoin d’accroître notre personnel, avec le recrutement d’une sage-femme, de deux accoucheuses et de trois garde-malades.
A chacun, bon temps de l’Avent et bonne marche vers Noël ! »
Les dernières nouvelles de Dapaong sont sur Les amis de Sr Marie Stella.![]()
Pour une visite en images avant l’arrivée des invités le jour de l’inauguration...






***




***
... et pour être en union avec chacun


Les petits Togolais ont enfin retrouvé le chemin de l’école, après une longue interruption due à la pandémie. Voici quelques nouvelles concernant les enfants suivis par notre association-partenaire Vivre dans l’Espérance.
Ils sont 23 petits écoliers à monter désormais chaque matin, à 7 heures, dans le bus de Vivre dans l’Espérance (VIE), pour rejoindre quelques kilomètres plus loin, les bancs des deux classes de CP et CE1, ouvertes dans la nouvelle école, baptisée… Enfants de l’Espoir ! La construction de l’école a été rendue possible grâce à l’appui de la Fondation Luciole.
De meilleures conditions pour apprendre
« Là, ils rejoignent les 28 enfants inscrits par les familles du quartier, explique Nouratou Yacoubou, gestionnaire administrative de l’école, elle-même "ancienne enfant" de VIE. Nouratou constate qu’avec la rapidité d’adaptation propre à leur âge, les bambins ont vite compris qu’« il fallait apprendre à écouter ». Il est vrai qu’ils ont subi une rupture de six mois à la fin de leur parcours au jardin d’enfants où l’association envoie les petits se sociabiliser et apprendre le français avant l’entrée en CP.
Dans cette école modèle, il leur sera un peu plus facile de se concentrer que dans les classes du secteur public : il n’y aura jamais plus de 30 élèves par salle. Et, bien sûr, les maîtres pourront leur accorder plus d’attention. Certains de ces jeunes souffrent de divers problèmes de santé qui justifient leur priorité à bénéficier de cet établissement. Et ils reviennent déjeuner à la cantine le midi afin de conserver leurs forces et pouvoir se reposer. « En outre, comme les autres enfants de VIE, ils bénéficient de répétiteurs le soir, pour les aider à faire leurs devoirs », ajoute la jeune femme.
Confinés mais actifs !
« Depuis mars, les enfants des orphelinats étaient confinés à la maison Sainte-Monique, racontent Jean Yoabone, chargé de la communication, et Dominique Kombate, chargé de gérer la scolarité des 915 enfants suivis par VIE dans… 175 établissements de la région ! Nous les avons bien encadrés en leur donnant du travail, des occupations, des jeux… Dans les familles aussi, où beaucoup sont pris en charge désormais, les adultes les occupaient, ne serait-ce qu’avec les travaux des champs ou de la maison. Si bien que le personnel chargé de leur encadrement n’a pas constaté trop de découragement, ni chez les uns, ni chez les autres. « Mais, lorsque les marchés étaient fermés, ceux dont la famille s’inquiétait parce qu’elle ne pouvait plus vendre, ont tout de même ressenti de l’inquiétude », explique le jeune homme. Pour tenir le moral des troupes, l’association a organisé une « journée de la solidarité » avec une collecte de menus objets auprès des enfants pour leurs camarades, afin que tous se sentent solidaires. Au total, pour les plus jeunes, VIE a surtout déploré « quelques maux de ventre et autres bobos qui ont dû être soignés à la rentrée ».
Avec le coup de pouce des étudiants
Et début septembre, les étudiants de VIE se sont occupés des écoliers de Sainte-Monique et leur ont donné des cours de rattrapage. « Le problème est plus difficile pour les lycéens, qui ont eu moins d’aide », s’inquiète à présent Dominique. Et la rentrée faite avec des moyens réduits, liés à la baisse des revenus de l’association dans ce contexte, ne va pas tout arranger. Le personnel fait courageusement face aux conséquences de la crise économique liée à la pandémie, qui appauvrit encore un peu plus la région. Heureusement, la vitalité des écoliers et les bons résultats au baccalauréat leur donnent de bonnes raisons d’espérer. Ils peuvent compter sur notre soutien et notre engagement à les accompagner… sur le chemin de l’école.
Sophie Laurant, secrétaire générale d’Enfants de l’Espoir
Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. 
Fin mars 2020, Enfants de l’Espoir lançait « SOS Urgence Coronavirus » et ses membres fondateurs, outre cette opération, agissaient chacun auprès de l’association Vivre dans l’Espérance. Retour en deux vidéos à partager.
Notre partenaire Vivre dans l’Espérance n’a pas son pareil pour rendre compte des actions qui, sur le terrain, doivent beaucoup aux associations et initiatives françaises. Voici deux vidéos envoyées à la fin de l’été, dans le contexte de la Covid 19, l’une à l’association Yendouboame, l’autre à l’association Maminou.
L’occasion pour nous tous, de mieux connaître ce que fait chacune d’elles.
Pour les dernières nouvelles de Dapaong
C’était le 2 novembre dernier. Cinquante et un petits élèves de CP faisaient leur rentrée scolaire dans la nouvelle école construite grâce au soutien de notre association dont elle porte le nom « Enfants de l’espoir » et au financement de la Fondation Luciole.
L’école démarre l’année avec les classes de CP1 et CP 2. Au total, 51 élèves y sont inscrits dont 30 au CP1 et 21 au CP2. L’école accueille 23 enfants de l’association Vivre dans l’Espérance dont 13 au CP1 et 10 au CP2. Tous resplendissants dans leurs nouveaux uniformes aux chemises colorées !
Jour J, première prise de contact pour tous



L’équipe pédagogique et administrative compte pour le moment quatre personnes clés.

Monsieur Djatibikoa Kombate est l’instituteur de la classe de CP1 et Madame MariamaBamessouk l’institutrice de la classe de CP2.
Marie Gordo, la directrice pédagogique est une retraitée de l'Education Nationale en France et assume cette fonction à titre bénévole comme volontaire. Installée au Togo depuis 2011, elle préside également l'association ASERS (Association pour l'éducation dans la région des Savanes), ce qui lui a permis de nouer des relations de partenariat avec l’Ecole nationale des instituteurs du Togo depuis 2016.
Nouratou Yacoubou, une jeune de l’association Vivre dans l’espérance et diplômée en Finance contrôle et comptabilité, est la gestionnaire administrative et secrétaire de l’école. Elle a effectué après sa licence, un stage en assistance comptable à l'EPV et à la caisse au Centre Maguy.
Enfants de l’Espoir et tous ses membres fondateurs sont heureux et fiers de ce démarrage qui a vu le jour grâce à l’énergie de tous, là-bas au Togo, ici en France, et avec le concours précieux de la Fondation Luciole.
En classe
Premiers cours avec leur instituteur et institutrice, Mme Mariama Bamessouk et M. Djatibikoa Kombate.







2020/2021 La deuxième tranche des travaux a démarré
Premiers clichés sur l’avancée du chantier.
S’informer sur le projet général de l’école.



Le photographe Julien Pebrel, qui a réalisé plusieurs reportages photos sur Sr Marie Stella pour l’hebdomadaire « Le Pèlerin », et le journaliste Clément Girardot ont conjointement ou séparément rendu compte de son action, en Suisse, aux Etats-Unis, en Norvège… Revue de presse à découvrir sans plus tarder.
Leurs publications récentes
28 mai 2020
Site Global Sisters Report
“In Togo, a ministry helping people living with HIV is a sister's life work”
Juin 2020
La Couleur des Jours, n° 35, été 2020
Trimestriel suisse
« D’une pandémie à l’autre » (sommaire du numéro)






11 juin 2020
Echo Magazine
Magazine catholique suisse
« Le combat de Sr Marie Stella »



19 juin 2020
Site Religion News
“In Togo, a Catholic nun fights COVID-19 for the sake of her AIDS patients”
Juillet 2020
Aftenposten Innsikt
Supplément week-end du journal norvégien Aftenposten
Portfolio de photos de Julien Pebrel.







27 juillet 2020
Site The Guardian
“ ‘I can’t give in’: The Togolese nun caring for Aids patients amid Covid-19”
Septembre 2020
Le journal suisse Le Courrier

Pour mieux les connaître et découvrir leur travail

Julien Pebrel
Son site personnel, son CV, ses photos
Le site de son agence Myop
Son compte Instagram

Clément Girardot
Son site personnel,
sa bio,
et ses articles
Info +

Clément Girardot a candidaté avec le grand reportage publié cet été dans la Couleur des jours pour le True Story Award, prix de journalisme à vocation mondiale. Selon ses initiateurs il s’agit par ce prix de « faire connaître la voix des journalistes au-delà des frontières de leur pays d’origine » pour encourager « l’élargissement de notre champ de vision » et renforcer « le rôle du journalisme en tant qu’institution critique indispensable pour la démocratie ». Sujet ô combien d’actualité !
> Pour tout savoir sur le prix et la fondation qui l’organise.
La directrice de l’ONG Vivre dans l’Espérance qui œuvre pour la lutte contre le sida au nord du Togo et qu’Enfants de l’Espoir soutient, raconte les conséquences de la pandémie sur le centre de santé qu’elle gère.
Le centre de santé Maguy avait débuté l’année avec beaucoup de projets, comme un navire qui démarre et prend son élan pour sa destination prochaine. Mais c’était sans compter sur un redoutable invité inconnu, qui tel une vague géante animée par un climat hostile, allait ébranler et ralentir le navire dans son avancée. Le coronavirus a affecté le centre Maguy sur plusieurs aspects.
Au Togo, depuis que le premier cas confirmé a été détecté, le 5 mars 2020, la réalité de la pandémie à Coronavirus a beaucoup évolué. Le 10 septembre 2020, le pays cumulait 1 537 cas confirmés, dont 37 décès et 1 145 guéris sur 74 495 détectés au total (soit un pour 100 habitants). La plupart des cas se concentrent à Lomé et à Sokodé.
Dans la région des Savanes, on compte 79 cas depuis avril, avec environ 10 décès. Dès les premières semaines, le gouvernement a pris des mesures drastiques telles que le bouclage des préfectures, le couvre-feu de 20 heures à 6 heures, l’interdiction des rassemblements, la fermeture des marchés, lieux de cultes, écoles, etc. Depuis lors, ces mesures ont été allégées en fonction de l’évolution de la pandémie. On croyait avoir passé le pic en mai ; cependant, une recrudescence des cas confirmés a été observée ces dernières semaines.
La gestion sanitaire de la pandémie s’est affinée
Face à cette réalité, de nouvelles mesures ont été prises telles que le bouclage de la ville de Sokodé et de certains quartiers de Lomé, la limitation du nombre de personnes lors des rassemblements et l’obligation du port de masque dans les lieux publics sur toute l’étendue du territoire.
Quant à la gestion sanitaire de la pandémie, il y a eu beaucoup de balbutiements et d’incohérences au début, puis la stratégie nationale de riposte s’est progressivement affinée, avec la mise en place aujourd’hui d’une gestion des cas bien structurée prévoyant la possibilité de surveillance et de test de tous les cas suspects et contacts identifiés.
Le centre Maguy a également pris des mesures pour répondre à la vague de la pandémie dès la fin mars en organisant un circuit de tri, d’identification et de surveillance des cas suspects, en renforçant les mesures de protection au cours des soins et en assurant le respect des mesures de distanciation physique au sein du centre.

Pour les visites à domiciles nous avons beaucoup travaillé avec tous les communautaires en lien avec le centre Maguy (dont Enfants de l’Espoir et ses membres, fondateurs et associés) pour rejoindre jour après jour nos patients dans le fin fond des brousses soit en 4×4 soit à motos selon l’état des routes ou pistes. Beaucoup de patients ont rechutés faute de pouvoir se déplacer. Ainsi appuyés, nous avons pu distribuer des kits alimentaires, vestimentaires, des caisses de pharmacie…
Au centre Maguy même, le dispositif a été renforcé mi-septembre par la mise en place de kits de prélèvements. Les patients suspectés sont, depuis, prélevés sur place, les échantillons étant ensuite convoyés au CHR. Cela permet, d’une part, de tester encore plus de patients et, d’autre part, de régler les problèmes logistiques que nous avons actuellement avec le transfert de certains cas suspects.
Quant à la population, elle est allée du déni au début de l’épidémie, à l’angoisse, et, aujourd’hui, à la banalisation et au relâchement vis-à-vis des mesures de prévention.
La pandémie a beaucoup affecté les activités au centre Maguy
En dehors de la perturbation des différentes activités prévues, il y a eu une décrue significative de la fréquentation du centre d’ avril à juin. C’était une tendance générale dans le pays, qui coïncidait avec la période où la population était très anxieuse face à la pandémie, et où les gens avaient peur de venir dans les hôpitaux de crainte d’être suspectés de la Covid-19, ou d’être contaminés. Cela a eu un impact négatif dont l’étendue reste à déterminer, sur les patients souffrant d’autres maladies endémiques et de maladies chroniques.

Depuis fin juin, on observe une reprise progressive de la fréquentation du centre par les malades ainsi que le montre le graphisme ci-contre qui illustre l’évolution des consultations au centre Maguy de janvier à juin.
Heureusement, l’année 2020 au centre n’a pas été uniquement marquée par ces nouvelles peu réjouissantes. Certains événements nous ont égayés et ont ravivé en nous cette « espérance » que nous chérissons tant et qui demeure, contre vents et marées, le socle de l’ONG Vivre dans l’Espérance, et notre source de détermination.
Dans le registre des bonnes nouvelles...
On peut citer : l’obtention de l’autorisation d’exploitation du ministère de la Santé obtenue en juin après de longs mois d’attente anxieuse, l’acquisition de deux aspirateurs et de divers équipements médicaux accessoires mais essentiels à notre fonctionnement quotidien (2 aspirateurs, 2 chariots, 10 garrots, 1 valve vaginale, 1 écho doppler, 1 table d’accouchement, 1 speculum nasal, 1 tensiomètre pédiatrique, 1agitateur). Ceci a été possible grâce au formidable élan de solidarité qu’a suscité le malheureux décès de notre regretté et bien-aimé Denis, un de nos enfants, décédé en juillet.

Autre nouvelle positive : la maternité est quasiment achevée et nous espérons l’inaugurer dans les prochaines semaines. Déjà, le service de maternité situé au premier étage du centre Maguy a enregistré entre janvier et août 2020, 178 naissances contre 179 pour toute l’année 2019.
Merci à tous les donateurs de ce projet (une donatrice anonyme par le biais d’Enfants de l’Espoir et la fondation Denibam par l’intermédiaire de la famille Gaudé).
Vous le voyez, vents violents et mauvais temps ont secoué « le navire Maguy » de tous côtés, mais il n’a pas chaviré. Il a au contraire été renforcé et continue son avancée avec foi et conviction vers un meilleur horizon qui pointe déjà grâce aux équipements rendus possibles grâce à votre grande générosité.
Que Dieu vous bénisse.
Quelques nouvelles en images des enfants



Pour les dernières nouvelles de Dapaong
Les amis de Sr Marie Stella. ![]()
Le container, envoyé depuis le nord de la France par Anne Decourty de l’association Aide aux Missions - ATM, vient d’arriver à Dapaong, comme en témoignent ces images envoyées par sœur Marie Stella.


Le container a permis d’envoyer du matériel médical et notamment des déambulateurs et des fauteuils roulants destinés à Vivre dans l’Espérance et envoyés par Enfants de l’Espoir. Jean Delannoy, membre d’Enfants de l’Espoir a également ajouté le matériel qu’il a réuni pour la toute nouvelle maternité : couveuses et table d’accouchement, en particulier. Cette première participation d’Enfants de l’Espoir vient compléter de nombreuses autres contributions et donne envie de développer ce type de projet en 2021 et après !
Avant le départ, le casse-tête du remplissage (photos Aide aux Missions - ATM).



Le centre de soins Maguy devrait s’enorgueillir dès fin août d’une véritable petite maternité, construite avec le soutien d’Enfants de l’Espoir.
Malgré le confinement et donc le ralentissement des activités de construction que subit le Togo et en particulier la région de Dapaong, le bâtiment de la maternité qui va bientôt agrandir le centre de soins Maguy avance. Grâce en grande partie (60 %) aux dons récoltés par Enfants de l’Espoir, les murs sont en train de s’élever et l’association Vivre dans l’Espérance (VIE) espère une ouverture fin août.


Actuellement, la maternité se résume à deux petites pièces, en outre situées à l’étage du centre de soins, ce qui est inconfortable pour des parturientes de plus en plus nombreuses à venir se faire suivre ici : « Durant les quinze premiers mois de cette activité au centre, nous avons accompagné 180 naissances, raconte Sr Marie Stella, directrice de l’association Vivre dans l’Espérance. Mais de janvier à mai 2020, nous avons déjà assisté 102 accouchements, soit une vingtaine par mois ! » De même, 572 consultations pré-natales ont eu lieu depuis janvier contre 702 pour toute l’année 2019.
Et ces chiffres devraient encore augmenter car le bouche à oreille fonctionne très bien. Les femmes sont volontaires pour être mieux suivies et accoucher, dans de bonnes conditions, dans cette maternité, ce qui peut leur éviter des complications médicales. Trop souvent encore, en effet, dans cette région très rurale et pauvre, des grossesses se terminent en drame, faute de bon suivi préalable.
Un tarif raisonnable est demandé aux patientes « car nous avons remarqué, par expérience, que le tout gratuit n’est pas bon », précise Marcel Mendouna, directeur adjoint de VIE. Désormais, le centre Maguy est en lien avec les mutuelles pour des prises en charge au tiers payant. « Bien sûr, si une femme se présente qui ne peut rien payer, nous ne la renvoyons pas. Ce serait contre notre éthique. Il y a une caisse d’aide sociale pour ces cas-là », indique Sr Marie Stella. Qui ajoute : « Dans les cas graves, nous transférons les mamans à la maternité du Centre hospitalier régional (CHR), qui, seul, possède un plateau technique permettant la chirurgie. »
Les perspectives qu’ouvre le nouveau bâtiment
L'édifice permettra de mieux accueillir les femmes enceintes pour les consultations et les accouchements.

Il comportera deux cabines d’hospitalisation et deux boxes dans une vaste salle d’accouchement. Mais il y aura aussi des espaces pour s’occuper du nouveau-né et des jeunes mères avec toute l’hygiène requise et des bureaux, stockages, une salle de garde pour les soignants.
VIE prévoit de presque doubler son équipe qui comprendra après l’inauguration, deux sages-femmes, deux « accoucheuses » (c’est-à-dire des aides-soignantes spécialisées dans l’assistance aux accouchements) et quatre garde-malades.
« C’est tellement dommage que la situation sanitaire et sécuritaire actuelle empêche nos amis d’Europe de venir voir le travail accompli », déplore Sr Marie Stella qui espère pouvoir faire visiter l’ensemble des nouveaux projets de VIE dès 2021.
Sophie Laurant, secrétaire générale d'Enfants de l’Espoir
Pour les dernières nouvelles de Dapaong Les amis de Sr Marie Stella. 
18, rue de la Cateuse
80480 Pont-de-Metz
06 81 41 63 18
contact@enfantsdelespoir.org